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Médias

Mis en ligne le 27/03/2007

« Pigiste, pas pigeon »



Saviez-vous que depuis 1970, le nombre de journalistes francophone s’est réduit de 70 %. Savez-vous aussi que les jeunes journalistes indépendants, les pigistes (qui constituent près du quart des journalistes en fonction actuellement), comme on les appelle dans notre jargon, sont d’une part corvéables à merci et d’autre part sous payés. S’ils ne sont pas d’accord, des dizaines d’autres attendent à la porte des rédactions pour faire leur travail et parfois n’hésitent pas à brader des prix.
Ce constat dramatique, dramatique parce que la démocratie a besoin d’une bonne presse, de bons journalistes ; dramatique aussi parce qu’il est évidemment impossible de vivre, d’avoir une famille, de faire un plan de carrière, a été établi après plusieurs mois d’enquête réalisée par l’AJP (Association des Journalistes Professionnels) (branche francophone de l’Association Générale des Journalistes Professionnels de Belgique (AGJPB).
Pour sensibiliser le pouvoir politique, les patrons de presse mais aussi le grand public qui a souvent une idée faussée de la manière dont vivent les journalistes, l’AJP a publié en septembre de l’année dernière le « Livre noir des journalistes indépendants » coordonné par Jean-François Dumont..
Dans le même temps, l’AJP lançait la campagne médiatique tous azimuts sous l’intitulé «Pigistes, pas pigeons » dont nous vous parlions dans notre édition du 15 septembre 2006.
Ces jeudis 29 et vendredi 30 mars, ; une nouvelle étape de cette campagne de sensibilisation aux statuts précaires des journalistes non salariés (indépendants) mais aussi des autres, parce que tout est lié, sera franchie.

En effet, avec l’aide de l’ASBL Liège Eurégio Meuse-Rhin, l’AJP organise un colloque international dans la salle du Vertbois à Liège. Pourquoi Liège ? Justement parce que sa situation eurégionale permet de rassembler très rapidement des journalistes venant d’Allemagne, des Pays-Bas, du Limbourg Belge, mais également du Luxembourg et de comparer, confronter les situations.
La première journée de ce colloque (où le public est invité, c’est gratuit mais il fait s’inscrire) sera consacrée à des tables rondes entre directeurs de médias, chefs de rédaction, analystes de la presse, responsables de formation en journalisme et représentants politiques (ministres).
Quand à la seconde journée, elle sera consacrée à entendre des journalistes de Flandre, du Québec, de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, des Pays-Bas, et l’on attend même un ou l’autre journaliste américain.
Rappelons, comme le dit Martine Simonis, la secrétaire générale de l’AJP que ce colloque ne clôture pas, loin de là, la campagne « Pigiste, pas pigeon », mais qu’il lui donnera probablement un second souffle et qu’il pourrait peut-être au niveau des « politique », donner quelques éclaircissements dont apparemment ils ont bien besoins.
Pour connaître en détail le programme du colloque, ses tables rondes et ses animations, vous pouvez surfer sur : www.pigistepaspigeon.be






Gaston LECOCQ