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Théâtre

Mis en ligne le 30/09/2005

Vu pour vous au Théâtre Arlequin : elles sont cinq à vous divertir dans « La salle de bain ».


A 20 ans, une provençale « monte » à Paris, devient mannequin puis actrice de feuilletons télévisés (« La femme du boulanger » avec Roger Hanin, le rôle titre de Laurence Delage dans « Quai n°1 » sur France 2, etc…) et elle se lance au théâtre en jouant cent fois, l’an dernier, avec Alain Delon « Les montagnes russes » d’Eric Assous au Marigny mais, auparavant, à 30 ans, en écrivant (parce qu’elle estimait que les rôles féminins amusants étaient trop rares) et en jouant une comédie qu’elle a déjà adaptée pour une prochaine version cinématographique : « La salle de bain ».
Cette femme dynamique s’appelle Astrid Veillon et sa pièce, mise en scène par Jean-Luc Moreau, a été représentée au Théâtre de la Comédie de Paris du 5 mars 2003 au 4 janvier 2004.
Le Théâtre Arlequin, qui aura cinquante ans en septembre 2006, inaugure sa saison 2005-2006 dans ses locaux du 3, Rue Ruxthiel à Liège en créant en Belgique, cet agréable divertissement, mis en scène , chez nous, avec beaucoup de rythme par Serge Swysen, dans des costumes et décor de Marie-Josée Delecour, adjointe de direction, bien secondée cette fois par une firme d’équipements sanitaire qui a pignon sur Coronmeuse...
Cette pièce sera encore représentée une douzaine de fois les vendredis ou samedis 7, 8, 14, 15, 21 et 22 octobre ainsi que 4, 5, 11, 12, 19 et 26 novembre à 20 heures 30’ (location au 04 223 18 18).

Que nous raconte-t-elle ? Le soir de ses 30 ans, Loulou (Astrid Veillon à Paris, Catherine Ledouble, excellente, à Liège), toujours célibataire mais le regrettant, sa mère, Moumoune (la très drôle Maryvonne Michel) qui ne songe qu’à la marier, son amie d’enfance qui croit vouloir divorcer (Marie-Josée Delecour qui compose aussi bien une désespérée qu’une éméchée), sa copine Ange qui prétend rompre sans mal (Marion Deprez en féministe fragile) et la jeune Coco déjà sans illusion (Kathia Fransquet cynique à souhait) se croisent, s’agressent ou se confient dans un antre censé être celui de la féminité : une salle de bain.
C’est léger, c’est drôle, c’est enlevé de manière alerte, cela fait rire, ce théâtre de boulevard du XXIème siècle où le téléphone mobile joue un personnage supplémentaire.
Ce n’est certes pas une œuvre immortelle mais cela permet de passer une soirée agréable avec des comédiennes qui s’amusent en nous amusant.
Sur la photo de l’Arlequin (où manque Maryvonne Michel), on reconnaît de gauche à droite Marie-Josée Delecour, Kathia Fransquet, Catherine Ledouble et Marion Deprez.
Quant à l’auteur, Astrid Veillon, elle ne manque pas de chien, même avec les cheveux dans les yeux.





Jean-Marie Roberti