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Société

Mis en ligne le 08/03/2007

8 Mars : Journée internationale des femmes

C’est simple, s’il n’y avait pas de femmes, nous ne serions pas là. Et comme le chante si bien Julien Clerc : « Femmes, je vous aime… »
Mais soyons un tantinet sérieux. En effet, comme on peut le lire dans un document publié pour l’occasion par l’UNESCO :
« La journée internationale de la femme, officialisée en 1977 par les Nations Unies, est là pour nous rappeler ces victoires mais aussi pour nous inviter à réfléchir sur la condition de la femme dans le monde entier.
En un siècle, les femmes ont conquis l'égalité juridique et législative dans la plupart des pays du monde. Reste à conquérir l'égalité dans les faits. La journée internationale de la femme, officialisée en 1977 par les Nations Unies, est là pour nous rappeler ces victoires mais aussi pour nous inviter à réfléchir sur la condition de la femme dans le monde entier.
C'est l'occasion idéale de dresser le bilan des progrès accomplis en vue de promouvoir l'égalité des femmes. C'est aussi l'occasion d'identifier les difficultés que les femmes doivent surmonter dans la société et de se pencher sur les moyens à prendre pour améliorer la condition féminine. »

Origines

Comme toutes les dates symboliques, la journée internationale de la femme n'a pas ses origines dans un seul fait historique. Elle symbolise, d'une part, les fruits d'un large processus de luttes, de revendications et de débats et, d'autre part, les parcours silencieux des millions des femmes dans le monde entier.
La référence historique principale de la journée internationale de la femme remonte aux grèves ouvrières déclenchées en 1857 et 1911 à New York alors que les travailleuses du textile protestaient contre leurs piètres conditions de travail. Un événement, en particulier, aurait marqué fortement les manifestations : le 25 mars 1911, un groupe de travailleuses qui manifestait dans une usine de textile à New York, trouve la mort lors d'un incendie. Elles n'ont pas pus échapper à temps. Les portes étaient fermées pour que les travailleurs ne sortent pas avant la fin de la journée de travail.
Une autre référence historique importante c'est la IIe Conférence Internationale des femmes socialistes, en 1910, à Copenhague, au Danemark. La leader socialiste allemande, Clara Zetkin, a proposé la création d'une journée internationale de la femme, afin de reconnaître les luttes menées par les femmes partout dans le monde.
Une autre référence concerne la liaison entre la date du 8 mars et la participation des femmes ouvrières à la Révolution Russe. Le 23 février 1917, date du calendrier russe, ou le 8 mars dans le calendrier grégorien, des femmes travailleuses sont sorties dans les rues pour déclencher une grève générale que, plus tard, s'aurai insérer dans des actions révolutionnaires qui ont inauguré la Révolution soviétique.
En 1977, soit deux ans après l'Année internationale de la femme, les Nations Unies ont adopté une résolution invitant les pays à consacrer une journée à la célébration des droits des femmes et de la paix internationale. Le 8 mars est ainsi devenu cette journée de reconnaissance dans de nombreux pays.

Et si Ségolène Royal déclenchait un véritable renouveau européen ?

A six semaines du premier tour des élections législatives françaises, Ségolène Royal qui tenait un meeting à Dijon, appelé mercredi les Français à oser le "changement radical" d'élire une femme à la présidence de la République. A la veille de la journée internationale de la Femme, la candidate socialiste a transformé la devise de la France « Liberté, Egalité, Sororité ».

Très subtile, devant tout ce que le Parti socialiste français compte d'élues influentes, la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée a tout d’abord rendu hommage aux hommes « sans lesquels rien ne serait possible » et qui sont prêts à s'affranchir "eux-mêmes des vieux préjugés" en votant pour elle.
Faire appel aux hommes, pour qui l'ancienne ministre déléguée à la Famille a notamment créé le congé paternité, «c'est ça le féminisme du XXIe siècle », a-t-elle confié aux journalistes.
« On a besoin d'eux pour que ça avance! », a souligné Ségolène Royal, saluant trente ans après le vote de députés en faveur de l'IVG ou de la contraception à l'heure où les femmes étaient "sous-représentées" à l'Assemblée.
Elle dira aussi devant quelques 7000 personnes rassemblées au Zénith de Dijon : « Osons cette ouverture nouvelle! Osons ce changement radical! Nous sommes en train de vivre un moment historique (...) pour tous les hommes et les femmes qui veulent regarder en avant ». « Je ne vous demande pas de voter pour moi, parce que je suis une femme mais... je suis une femme. Et avec moi, le vrai changement politique il est là » (.) «On a voulu me faire fléchir. On voudrait me faire douter du combat, de la bataille que je livre à ma manière sur un échiquier complexe », a-t-elle poursuivi, appelant les femmes à se mobiliser pour leurs droits et leur place dans la société.
«Ne laissons pas le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités, notre légitimité, nos compétences, notre carrure, notre stature (...) À vous voir ici rassemblées, voilà le principal démenti à ces idées reçues! Tout en revendiquant le droit de faire de la politique autrement.
« Je suis une femme je suis une mère et je l'assume dans ma relation au pouvoir », a fait valoir la compagne de François Hollande, avec qui elle a eu quatre enfants.
Ségolène Royal s'est alors placée dans la lignée des figures féminines historiques, d'Olympe de Gouges, dont elle transférera les cendres au Panthéon si elle est élue, à Jeanne d'Arc, "fille du peuple et fille rebelle" qu'elle n'entend pas abandonner au seul Front national.
Elle cita également Louise Michel : « L'égérie de la Commune s'élevait contre la loi divine qui voudrait que l'on réserve "à eux", les hommes, "la raison et à nous les effusions sentimentales » en terminant : « le temps de l'ordre juste est venu" pour les femmes. »
Elle a enfin à nouveau défendu les propositions de son "pacte présidentiel" en faveur des femmes, l'adoption d'une loi-cadre sur les violences conjugales ou la contraception gratuite pour les femmes de moins de 25 ans « parce que je refuse que n'arrive pas à reculer le nombre d'IVG ».
Au terme de son discours d'une heure, elle a demandé au public un signe de reconnaissance «pour toutes les femmes qui ont du mal à boucler les fins de mois, femmes vendeuses, caissières, secrétaires, stagiaires, aides-soignantes, manoeuvres dans les petits métiers (...) femmes noires, femmes blanches, femmes du Maghreb, femmes du petit matin… »

Un bel hommage aux femmes

A l’occasion de la « Journée internationale des femmes », alors que nombreux sont ceux qui voient dans Ségolène Royale une sorte de « troublion ou d’hiatus » politique, nous ne pouvions que reprendre ce qu’elle vient une fois encore de prouver. Certes, vous direz qu’il ne s’agit que de mots et que l’occasion était belle. Et que font les hommes, les autres candidats ? Ne sortent-t-ils pas aussi des tas de mots à n’importe quelle occasion et qui ne veulent souvent pas dire grand-chose ?
Si j’étais Français, il est évident que je voterais pour Ségolène. Peut-être que certains me trouveront naïf, mais finalement, s’il y avait plus de femmes en politique (c’est aussi valable pour le PS chez nous), le monde tournerait sans doute un peu mieux. Vive les femmes…





Gaston LECOCQ