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En Ville

Mis en ligne le 25/02/2007

Budget 2007 de la Ville de Liège : en équilibre


C’est mercredi dernier que le grand argentier de la Ville de Liège, l’échevin des Finances André Schroyen, a présenté les budgets ordinaires et extraordinaires 2007 de la Ville de Liège. Ces budgets seront discutés et présenté ces lundi et mardi 26 et 27 février lors de deux séances du Conseil communal. Il sera, selon toute vraisemblance, voté majorité (PS – cdH) contre minorité (MR-Ecolo).

Les chiffres de 2007

Côté bonnes nouvelles pour les Liégeoises et les Liégeois : « Nous ne toucherons pas aux taxes. L’IPP (Impôt sur les Personnes physiques- 8%), le PI (précompte immobilier 2880-centimes additionnels), et la taxe urbaine restent inchangés. » précise André Schroyen en annonçant un budget ordinaire (un peu copié-collé sur celui de 2006 avec une majoration d’index de 2 %) en équilibre (recettes et dépenses) de 482,35 millions d’euros. Quant au budget extraordinaire (le budget consacré exclusivement aux investissements et grands projets) il a été chiffré à quelques 52,11 millions, c'est-à-dire environ 10 millions d’euros de moins qu’en 2006.
Pour mener à bien une telle opération d’équilibriste – ce qui n’est évidemment pas facile lorsque l’on sait que la ville doit avant toutes choses, tenir compte de 46 millions d’euros pour les pensions et 47 millions d’euros pour les charges du passé (suite aux fusions en 1967) – André Schroyen explique : « Pour arriver à l’équilibre, nous avons avant tout compressé encore les frais de fonctionnement des services, prélevé une part plus importante de la dotation que la Région avait libérée pour les fonds de pension et limité les investissements (budget extraordinaire). Il s’agissait aussi de ne pas surcharger les remboursements pour les années à venir. »
Dans le budget ordinaire il faut signaler plus gros « postes » comme notamment 50,8 millions pour la police et 20,7 millions d’euros de subventions pour permettre au CPS de fonctionner en tenant compte d’une hausse de 2 % par rapport à 2006.

Ce qui est notamment prévu dans les budgets

Dans le budget extraordinaire et notamment grâce aux dépassements autorisés à Liège en raison de son rôle de métropole, la Ville pourra donc poursuivre les travaux pour l’installation de ses services techniques rue de Namur (suite au départ du tri postal), coût 1 million d’euros ; elle pourra aussi acheter l’immeuble (ancienne vaissellerie) rue Féronstrée, qui permettra ainsi la jonction entre les musées d’Ansembourg et du Curtius dans le cadre du « Grand Curtius » coût : 400.000 euros à rembourser ; commencer la construction de la nouvelle patinoire olympique sur le site de la «Médiacité », dans le quartier du Longdoz, 3,2 millions d’euros ; entreprendre les travaux de transformation de l’Emulation pour le nouveau Théâtre de la Place , coût 8,8 millions ainsi que l’étude pour les aménagements dans le quartier des Guillemins : 220.000 euros.
Deux autres gros dossiers sont aussi prévus, mais comme l’a encore bien précisé l’échevin : « Nous ne pourrons les mener à bien que si nous obtenons de meilleurs subsides que ceux prévus ». Il s’agit des travaux de restauration de l’Opéra Royal de Wallonie (26,9 millions) et de la construction de la nouvelle piscine dans le quartier Jonfosse : 15,9 millions.

Avenir plus sombre ?

Tout aurait été évidemment plus simple pour l’échevin Schroyen s’il avait pu faire abstraction de quelques tuiles et de taille : la faible augmentation (alors que cela augmente plus fort pour d’autres communes précise l’échevin) de la part que Liège reçoit du Fonds des Communes ; la libéralisation de l’énergie (augmentation estimée entre 500.000 et 1 millions d’euros) ; perte de près de 1.957.000 de la taxe sur les toutes boîtes suite à une décision de la députation provinciale (nouveau mode de calcul privilégiant le poids et non plus la superficie des publicités distribuées toutes boites) .
Ce qui fait dire à l’échevin : «Ce n’est pas simple et c’est pour cela que tout nous incite à la plus grande prudence. Nous devons resserrer les boulons partout où c’est possible».
Comme on le voit effectivement ce n’est pas simple et d’importantes négociations auront lieu dans les prochaines semaines les prochains mois entre la Région wallonne et la Ville pour qu’à partir de 2008, la Cité ardente ne se retrouve pas dans le rouge comme il y a quelques années. Alors en attendant, ne soyons pas trop pessimistes.











Ga . L.