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Politique

Mis en ligne le 14/02/2007

Vols CIA : pas de double peine pour la Belgique; Intervention ce mercredi 14 février de Véronique De Keyser au Parlement européen

La socialiste belge Véronique De Keyser a présenté deux amendements sur la Belgique au rapport Fava sur "l'utilisation alléguée de pays européens par la CIA pour le transport et la détention illégale de prisonniers", en arguant de la grande transparence de la Belgique vis-à-vis de ses propres dysfonctionnements. Véronique De Keyser déclare « Je trouve étonnant que des amendements déposés en Commission par Frieda Brepoels (Députée européenne belge - Christen-Democratisch & Vlaams, ex-Volksunie) - repris dans les § 130 et 131 du rapport- voudraient condamner la Belgique pour des dysfonctionnements que nous avons nous-mêmes dénoncés et aplanis. C’est un peu comme un mécanisme de double peine. On aurait plutôt du nous féliciter pour notre obstination à faire toute la lumière. Qu’on nous demande : et qu’allez vous faire des recommandations du Sénat ? Là ça aurait été de bonne guerre. Mais ici c’est profondément injuste » En séance plénière Véronique De Keyser a soutenu le rapport Fava sans cacher certaines ombres de l’enquête belge.

« Le rapport Fava est un rapport courageux, qui stigmatise des pratiques qui sont une insulte aux droits de l’homme. Peu de pays européens ont été épargnés. Quid de la Belgique ? Des avions de la CIA ont-ils survolés son espace aérien avec des détenus à bord ? L’enquête belge aboutit à des conclusions négatives, mais confesse que les autorités n’ont pas mandat de contrôler les passagers d’avions en transit. Un doute subsistera donc toujours, comme dans d’autres pays. La Commission du Sénat belge a décrit en détail les incidents qui sont initialement intervenus dans son enquête - notamment des réticences des services secrets. La Présidente du Sénat Anne-Marie Lizin ne l’a d’ailleurs pas caché quand elle est venue témoigner au Parlement européen. En juin 2OO6 les conclusions de l’enquête sont votées au Sénat, et rendues publiques. On peut donc tout dire de la Belgique : que c’est un pays compliqué, que Flamands et Wallons feraient mieux de s’entendre, que nos blagues ne sont pas toujours de bon goût. Mais pas qu'elle ne serait pas une grande démocratie qui joue la transparence. Nous avons balayé devant notre porte. Le rapport doit au moins le reconnaître. Pas de double peine pour la Belgique »