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En Ville

Mis en ligne le 30/01/2007

Comment la majorité PS-CDH envisage de gérer Liège


Avant de présenter sa déclaration de politique générale (dont nous vous livrons l’intégralité ci-après), conformément à l’article L 11 23-27 du Code de la Démocratie Locale, le bourgmestre Willy Demeyer a tout d’abord présenté l’état des lieux, le diagnostic de la Ville de Liège.
Pour le bourgmestre, trois constations s’imposent :
1° La Ville de Liège est redevenue attractive et joue son rôle de métropole.
Le nombre d’emplois, le nombre d’étudiants, le nombre de nuitées, le nombre d’entreprises créées, le nombre d’habitants … tout va dans le même sens.
La Ville, avec les activités qui s’y développent et le potentiel que l’on y trouve, génère des effets bien au-delà de notre population et de notre territoire et joue à plein son rôle de ville centre.
2° La Ville de Liège est en mutation sociologique.
A l’instar des autres villes européennes, la proportion de ménages de petite taille est très importante à Liège.
Ce type de ménages augmente fortement alors que les ménages de plus grande taille se stabilisent.
Par ailleurs, les jeunes sont plus nombreux.
3° La Ville de Liège concentre des défis sociaux.
Comme à Bruxelles, Schaerbeek, Charleroi ou Mons, Liège présente un profil de population précarisé par rapport aux moyennes nationales et régionales. Le taux d’emploi, le taux de chômage ou encore la part de population bénéficiant de revenus d’intégration interpellent.
Derrière ces chiffres, il apparaît également une précarisation des femmes par rapport aux hommes.

15 politiques pour 5 objectifs stratégiques

Sur base de ce diagnostic, de nos possibilités d’action et de notre volonté politique, nous vous proposons de faire converger toutes nos attitudes, toutes nos prises de décision et toutes nos réalisations vers 5 objectifs majeurs et stratégiques pour l’avenir de notre ville.
Ces cinq objectifs sont les suivants : assurer la sécurité d’existence et la qualité de vie pour tous ; contribuer à la création d’emplois et d’activités ; faire reculer la pauvreté, les inégalités et les discriminations ; prendre notre part dans la lutte contre l’effet de serre ; augmenter la population
- 1er objectif - assurer la sécurité d’existence et la qualité de vie pour tous. Dans l’énoncé de cet objectif, il y a sécurité et qualité.
Dans un monde globalisé, soumis aux logiques de profit individuel et des échanges libéralisés, nos concitoyens sont inquiets. Ils n’ont pas l’impression que leurs enfants vivront dans un monde meilleur que celui qu’ils connaissent.
Nous faisons le pari qu’une implication publique forte aux côtés des citoyens, dans la vie quotidienne, sera de nature à les rassurer et donc à leur permettre de s’épanouir pleinement.

Couplée à une mise en œuvre transversale des multiples politiques de qualité de la vie, nous espérons pouvoir agir auprès de toutes les Liégeoises et de tous les Liégeois.
Que l’on soit isolé, personne âgée, jeune, mère seule avec enfants, handicapé, d’origine étrangère ou à la tête d’une famille nombreuse, chacun a droit à la sécurité d’existence et à la qualité de vie.
- 2ème objectif - contribuer à la création d’emplois et d’activités
Le diagnostic est clair : Liège est le creuset d’un grand nombre d’activités.
nous devons poursuivre et anticiper l’avenir, avec un élément à l’esprit : ne misons pas tout sur un seul secteur mais veillons à la diversification et privilégions les secteurs à haute intensité de main d’œuvre et les secteurs d’innovation et de haute technologie tout en accompagnant la reconversion industrielle de la région.
- 3ème objectif - faire reculer la pauvreté, les inégalités et les discriminations
Il ne faut pas s’en cacher, la pauvreté existe et elle se concentre généralement en milieu urbain.
Bon nombre d’initiatives existent déjà et notre Collège va, peut être plus que par le passé, s’investir aux côtés de ceux et de celles qui luttent déjà sur le terrain, à travers toutes ses politiques.
La pauvreté n’est pas qu’une question de revenu, c’est aussi une incapacité de mettre en œuvre des droits fondamentaux et être privé – de fait - de possibilité de s’épanouir et de créer.
Cette forme de pauvreté s’appelle les inégalités et les discriminations dont sont particulièrement victimes les femmes et les personnes d’origine étrangère.
- 4ème objectif - prendre notre part dans la lutte contre l’effet de serre
Les enjeux climatiques sont des enjeux mondiaux. Cependant, ils doivent nous interpeller dans la mise en œuvre de nos politiques au quotidien.
En faire un de nos cinq objectifs stratégiques et transversaux est l’expression d’une volonté politique qui, nous le pensons, sera partagée par l’ensemble des groupes du Conseil. Un grand nombre d’actions devront être mises en œuvre tout au long de la législature mais il nous paraît évident que le pouvoir public a, peut être encore plus que dans d’autres matières, un rôle d’exemple à jouer.
- 5ème objectif - augmenter la population
On pourrait se demander en quoi l’augmentation de la population est un objectif stratégique. Ne sommes nous pas assez ?
Nous pensons le contraire. L’augmentation de la population est un facteur qui renforce la mixité sociale, accroît l’influence de Liège et contribue au développement durable par une utilisation parcimonieuse du sol.
Pour rencontrer ces cinq objectifs stratégiques, nous mettrons en œuvre de multiples politiques.
Dans le précédent Projet de Ville, nous avions élaboré dix thèmes. Sur base de l’expérience et des attentes de la population, je vous propose maintenant de vous décrire le fil conducteur des 15 thèmes et politiques prioritaires que nous vous proposons d’appliquer.

Une Ville sûre

La sécurité sera une de nos premières priorités. En effet, même si l’insécurité réelle est en diminution et si le sentiment d’insécurité (cfr. récente enquête menée par le Ministère de l’Intérieur) semble stabilisé, nous devons néanmoins poursuivre tous nos efforts en la matière parce que l’insécurité concerne toutes les Liégeoises et tous les Liégeois, en particulier les plus vulnérables d’entre-nous (personnes âgées, femmes, jeunes).

Dans la continuité des plans zonaux de sécurité, les actions qui seront menées par la Police, le Contrat de sécurité, le Plan Fédéral des Grandes Villes, en concertation étroite et permanente avec le Parquet de Liège, seront à la fois répressives, préventives, globales et de proximité.
La répression est indispensable et la chaîne qui unit l’action sur le terrain et le suivi judiciaire doit fonctionner pour lutter contre le sentiment d’impunité.
Cependant, la répression n’est pas un objectif en soi. Mais elle doit permettre de montrer qu’à Liège, on ne tolère pas un certain nombre de comportements.
A ce sujet, nous nous félicitons de nos actions en matière de lutte contre les marchands de sommeil, contre la grande criminalité ou contre la traite des êtres humains, ainsi que la lutte contre les violences conjugales et la maltraitance des personnes âgées.
Elles portent manifestement leurs fruits et nous continuerons en ce sens.
Mais la répression n’a de sens que si elle est utile à la réduction de l’insécurité.
Dès lors, même si pour certains le concept paraît dépassé, il nous apparaît indispensable de mener en parallèle une politique de prévention active, en étant présent dans les quartiers, en permettant une réaction rapide, en soutenant un tissu associatif fort et en veillant à une présence des pouvoirs publics tant en personnel qu’en investissement.
Nous devons faire passer un message clair : donner le sentiment à chacun qu’il est un citoyen à part entière dont on s’occupe.
Au-delà de la répression et de la prévention, la proximité et la qualité du travail tant de la police que des autres intervenants sur le terrain sont deux facteurs essentiels de succès.
En synthèse, nous tenons beaucoup à cet équilibre entre la prévention, la répression, en jouant les cartes de la proximité et de la qualité.
L’action en matière de sécurité est délicate et, « à trop en faire », on tombe dans le piège d’une politique hyper-sécuritaire qui, par les actions qu’elle génère, alimente elle-même le sentiment d’insécurité.
Nous ne tomberons pas dans ce piège.
Au-delà des différentes formes de criminalité que nous devons combattre au quotidien, nous voudrions partager avec vous deux priorités majeures :
la lutte contre la toxicomanie, par une politique globale et intégrée pour laquelle nous avons besoin d’une action déterminée des autres niveaux de pouvoir, en particulier le Fédéral ;
une lutte continue et permanente pour faire reculer les formes d’incivilités urbaines qui peuvent, à certains moments, empoisonner la vie des concitoyens (tags, déjections canines, tapage nocturne, incivilités, …).

Une Ville propre, verte et belle

Ce thème traite principalement des compétences en matière d’urbanisme, d’environnement et de propreté.
Comme le démontre le diagnostic, Liège est essentiellement une affaire d’habitat en terme d’occupation du territoire.
Si l’on ajoute la superficie consacrée aux voiries et aux autres voies d’utilité publique, on a déjà 50% du territoire.
C’est dire si l’urbanisme doit être conçu d’abord pour l’habitant et notamment dans la perspective d’en accueillir un plus grand nombre sur un même territoire.
Par ailleurs, Liège est également une Ville qui doit jouer son rôle de métropole et accueillir, pour de multiples raisons et à de multiples moments, un grand nombre de citoyens n’habitant pas la Ville.
Notre vision de l’urbanisme s’articulera donc sur ces deux clés de voûte : Liège en tant que commune abritant des habitants et Liège en tant que métropole soucieuse de se développer.

En tant que métropole, nous avons le devoir d’intégrer le développement des activités économiques compatibles avec l’habitat dans notre schéma.
Cette compatibilité, nous l’organiserons sur base d’un travail réalisé en commun avec l’Université de Liège et nous poursuivrons en continuant à dédicacer l’activité économique aux 260 hectares potentiellement recensés et en la concentrant dans un certain nombre de projets phares tel la Médiacité et le Val Benoît, sans oublier les parcs existants comme celui du Sart Tilman.
En tant que commune, nous poursuivrons la réhabilitation de tous les quartiers en veillant à ce que toutes les fonctions inhérentes à la vie en société se retrouvent dans chaque quartier et en y assurant la mixité sociale.
Nous devons également développer les qualités du cœur historique, notamment sur le plan architectural et patrimonial et en même temps prévoir et construire la ville de demain en développant de nouveaux modes d’habiter en ville, comme à Bavière et aux Guillemins.
Dans le cadre du Projet de Ville et sur base des principes que je viens d’énoncer, nous nous attacherons à développer de multiples actions qui s’insèrent dans un projet de développement territorial harmonieux.
Dans ce projet, une option s’imposera de manière évidente : celle de la verdurisation de la ville.
Un vaste plan d’actions en la matière sera développé pour séduire les visiteurs étrangers et accueillir de nouveaux habitants.
La verdurisation de la ville est un élément de la stratégie de reconquête des habitants et doit aller de pair avec la promotion de l’habitat.
Dans la même foulée, nous veillerons à poursuivre nos efforts en matière de propreté.
Nos investissements tant en matériel qu’en personnel, commencent à donner des résultats.
La responsabilisation de nos citoyens, la répression lorsqu’elle est nécessaire et la sensibilisation tous azimuts doivent nous permettre d’encore progresser en la matière.
Avec, plus que jamais, à l’esprit le slogan selon lequel « la propreté c’est l’affaire de tous ».
Le Projet de Ville définira les actions concrètes à développer.

Une Ville respectueuse de l’environnement

Dans le cadre de la compétence spécifique relative au développement durable, nous souhaitons poursuivre les éléments de mise en place d’une politique d’économie d’énergie à tous les niveaux de la ville.
Que ce soit au niveau des agents, du choix des matériaux du bâtiment, de la gestion de l’éclairage et du chauffage ou du parc automobile, la Ville doit montrer l’exemple.
Cette dimension durable sera un des axes principaux de la politique de gestion des ressources humaines de la ville.

Au-delà d’une action propre à la Ville, nous devrons mettre en place un certain nombre d’outils permettant de généraliser les comportements énergétiquement efficaces.
Il conviendra aussi de s’intégrer dans les politiques de lutte contre les pollutions.
La pollution atmosphérique, la pollution sonore et la problématique des antennes gsm en sont des exemples.
Enfin, il est évident que la réflexion sur l’utilisation de la voiture en ville et l’intégration d’un nouveau mode de transport structurant sera poursuivie et amplifiée.
De même, une gestion parcimonieuse de l’espace et une densification de celui-ci accentuera l’impact des mesures que nous voulons prendre pour que Liège devienne une référence en tant que ville durable.

Une Ville où l’on se déplace aisément

La mobilité est souvent considérée comme une matière conflictuelle. Nous voulons à l’avenir qu’il n’en soit plus ainsi. En effet, c’est par le rassemblement de toutes les forces vives en la matière que nous arriverons à trouver des solutions efficaces et originales qui facilitent la vie des gens tout en contribuant à améliorer la qualité de l’air en ville.
Se déplacer est essentiel à la vie démocratique : aller à l’école, travailler, se cultiver, toutes ces activités nécessitent de se rendre d’un endroit à un autre.
Nous agirons donc de concert sur tous les modes de transport : train, tram, bus, moto, vélo, marche à pied et bien sûr la voiture.
Tous les modes de transport doivent être admis dans la ville sans que l’un soit prédominant sur l’autre et sans avoir peur de changer radicalement nos comportements individuels pour autant que cela apporte une plus value collective.
Deux autres éléments de réflexion importants : nous devons à la fois faciliter la vie du riverain - et c’est notre priorité - tout en rendant notre ville accessible aux visiteurs pour qu’elle puisse assumer sa vocation de métropole.
Dans ce domaine, il y a des enjeux à différents niveaux : au niveau de la communauté urbaine, au niveau de l’ensemble de la ville et au niveau des quartiers et des rues.
Au niveau de l’agglomération, il y a le projet de liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays. Le Collège lui sera favorable à la condition qu’il s’accompagne de mesures fortes favorisant le développement de la ville et améliorant la qualité de vie des riverains.
En d’autres termes, Cerexhe – Heuseux – Beaufays ne doit pas favoriser un trafic de transit supplémentaire et incompatible avec le développement urbain durable.

Nous demandons donc à la Région wallonne, avant la délivrance du permis de bâtir relative à cette nouvelle liaison, de prendre des engagements fermes relatifs aux aménagements des quais de la dérivation et du quai st Léonard pour les transformer en boulevard et desserte urbaine agréable, y limiter la vitesse et favoriser tous les modes de transport y compris les modes de transport doux comme le vélo.
Nous devons réaliser une rupture entre l’autoroute et la ville.
De même, afin de développer la zone économique entre Droixhe et Wandre, nous demandons le re-dimensionnement de l’autoroute à ce niveau pour, là-bas aussi, réaliser un boulevard urbain.
A l’échelle de la ville, nous confirmons notre volonté de voir y revenir le tram. Cette législature doit permettre de réaliser toutes les études nécessaires et de mettre en œuvre une ligne pilote de tram-train structurante et axiale. Nous attendons des TEC et de la Région Wallonne qu’ils soutiennent cette proposition et vous proposons d’en faire un dossier pour lequel majorité et opposition fassent cause commune.
Nous veillerons à ce que les organismes d’intérêt public en charge de la gestion des transports en commun tiennent leurs engagements quant à la réalisation d’un parking de dissuasion à Sclessin et à Coronmeuse, avec navette rapide, confortable et performante vers le centre ville selon des modalités à déterminer.
De même, nous souhaitons un renforcement du nombre de bus disponibles sur les lignes urbaines, souvent bondées.
Enfin nous devrons repenser le stationnement en voirie, en lien avec les parkings privés existants et les projets de parcage en ouvrage prévus sous le boulevard d’Avroy et le quai sur Meuse (Place Cockerill) que nous mettrons en oeuvre.
En ce qui concerne les vélos et les motos, tout sera fait pour favoriser leur utilisation.
Nous prenons l’engagement d’une concertation permanente avec les représentants des associations cyclistes pour éliminer tous les points noirs et réaliser les chaînons manquants qui permettent les connexions avec les itinéraires existants.
De même une politique d’éducation au vélo sera développée. Enfin, même si la tendance s’améliore, nous veillerons aux investissements nécessaires qui permettent de réduire la vitesse pour diminuer le nombre d’accidents corporels dont sont principalement victimes les enfants, les personnes âgées ou les personnes handicapées (pour lesquelles l’accessibilité aux bâtiments, voiries et places de parking sera une préoccupation constante).
Une conclusion s’impose : c’est d’une politique globale dont nous avons besoin pour faire en sorte que chacun puisse se déplacer plus aisément et améliorer la vie en ville.

Une Ville économique, touristique et commerciale

A travers les politiques économique, touristique et à destination du commerce, nous entendons stimuler la création d’activités.
C’est essentiel pour assurer la vitalité de la ville, sa notoriété et sa reconnaissance internationale mais aussi pour procurer de l’emploi à ceux et celles qui les exercent.
Le commerce d’abord.
C’est une fonction tout à fait spécifique à notre statut de métropole.
La volonté du Collège est de faciliter le développement commercial tout en favorisant la différenciation des produits et services offerts.
Liège n’a pas pour ambition de devenir une grande galerie commerciale sans âme. Au contraire, nous devons profiter du développement de notre cœur historique, dont le piétonnier ne cesse de s’étendre et dont les aménagements urbains améliorent grandement la qualité de l’accueil (par exemple place St Etienne), pour donner l’envie de venir à Liège.
Pour réussir nous devons mettre en œuvre, en partenariat avec les commerçants, plusieurs éléments: une stratégie d’image, une accessibilité aisée, un accueil convivial et sympathique, une stratégie marketing qui repose, parallèlement à l’offre commerciale sur l’évènement et la culture, une réflexion sur les horaires d’ouverture et de fermeture des commerces.
Ici aussi, nous devons considérer qu’il y a deux types de commerce : le commerce local, qui doit exister dans tous les quartiers et le commerce dont la zone de chalandise s’étant bien au-delà de notre ville et lui permet de rayonner.

C’est la raison pour laquelle nous devons avoir, pour assurer une bonne juxtaposition de ces deux types de commerce, une stratégie différenciée d’intervention dans le cadre d’un schéma de développement commercial à réaliser. Avec une option claire : après la Médiacité, il n’y aura plus de création de grand centre commercial sur le territoire communal.
Par ailleurs, une action spécifique supplémentaire sera envisagée pour lutter contre les immeubles commerciaux inoccupés tant au niveau du rez que des étages. Le tourisme est également une activité économique à part entière.
Notre ambition est de faire de Liège une destination qui compte dans l’Europe du Nord-Ouest.
Remarquablement située, forte de ses richesses culturelles, d’une offre hôtelière en plein développement et d’une reconnaissance en terme de gastronomie, Liège peut devenir une destination de city-trips agréable à découvrir. En matière de tourisme, les maîtres-mots de notre politique seront promotion renforcée, signalisation accrue, accueil unique et infrastructure touristique et d’hébergement de qualité.
Sur le plan économique, la ville fera tout pour accueillir les activités compatibles avec l’habitat, comme elle l’a déterminé dans le cadre de la stratégie économique arrêtée par le Collège sous la précédente législature. L’activité économique est en effet essentielle pour fixer les habitants et pour assurer la vitalité de notre Cité.
L’ensemble des départements concernés et notre Cellule Accueil des Investisseurs continueront à travailler de pair pour repérer les espaces disponibles, et y installer des acteurs économiques privés intéressés par la dynamique de la ville. Pour réussir, le Collège continuera d’animer un réseau reprenant les acteurs économiques publics ou para publics et privés présents à Liège. Il privilégiera des secteurs d’activité économique porteurs et favorisera les regroupements d’activités, que ce soit autour des médias, de l’audiovisuel et des loisirs à la Médiacité, que ce soit au Val Benoît pour accueillir des activités économiques issues des recherches universitaires ou que ce soit dans l’agro alimentaire sur la zone de Wandre –Droixhe.
Une amélioration du parc de bureau sera également soutenue.
L’artisanat sera également privilégié en lien avec le développement culturel, notamment le Grand Curtius.

Une Ville pour les jeunes

Les jeunes constituent l’avenir d’une ville. Or, ils apparaissent peu dans les programmes politiques. Pourtant, un jeune qui se sent bien dans sa ville aura envie de la respecter, en sera son meilleur ambassadeur et voudra sans doute s’y installer lorsqu’il deviendra adulte.
De même, si nous voulons demander aux jeunes d’être respectueux à l’égard de la société, la société doit être respectueuse envers eux.
Le pouvoir de proximité qu’est la ville doit résolument tendre la main vers les jeunes, quelles que soient leurs conditions, quelles que soient leurs origines.
Le monde dans lequel ils vivent évolue très vite : les pouvoirs publics doivent donc adapter l’offre des possibilités qui leur sont offertes pour assurer leur épanouissement.
La présence de l’Université, la notoriété du Carré et l’offre d’enseignement extraordinaire que nous connaissons sur notre territoire font que nous avons la chance d’accueillir des jeunes issus du monde entier. Nous devons leur faire aimer Liège afin qu’ils s’en souviennent.
En ce qui concerne les jeunes liégeois, le pouvoir public communal doit se concerter étroitement avec toutes les associations qui oeuvrent déjà en leur faveur.
Un objectif simple et précis doit être retenu : faire participer activement les jeunes, filles et garçons, à la vie démocratique, sociale, culturelle et sportive.
Plus qu’à l’égard de toute autre catégorie de la population, le principe d’égalité doit être de mise car tous les jeunes de tous les quartiers doivent pouvoir développer des activités épanouissantes après l’école, pendant le WE et les vacances. La Ville encouragera les opérations d’échec à l’échec et les écoles de devoirs, simplifiera les modalités administratives de réalisations d’activités dans le cadre des maisons de jeunes dont elle renforcera la présence et la convivialité sur tout le territoire communal. La Ville permettra, de la sorte, de donner à chacune et à chacun la possibilité de devenir des citoyens actifs et responsables.
Le Collège s’engage, avec l’Université, à réunir une table ronde rassemblant tous les acteurs concernés par la création d’une salle permanente pour des activités festives d’étudiants.

Une Ville sportive

Chacun reconnaîtra au sport en général le formidable outil d’intégration sociale et de valorisation individuelle qu’il représente.
Au cours de cette législature, la ville se dotera d’une nouvelle piscine communale moderne et d’une nouvelle patinoire.
De même, nous veillerons à compléter le maillage des petites infrastructures sportives dans les quartiers, sur base participative.
Deux autres axes de la politique sportive de la ville s’articuleront autour des sports dans les clubs et du sport à l’école. L’un et l’autre doivent être renforcés afin d’accroître l’accessibilité de tous les sports à tous les publics.
Enfin, le sport est aussi l’occasion de permettre à des gens de condition, d’âge et d’origine différents de se rencontrer en partageant une passion commune.La Ville veillera à organiser des manifestations sportives pour permettre aux liégeois et aux autres, en tant que sportif ou en tant que spectateur de se retrouver.

Une Ville culturelle

La culture est une de nos principales richesses. Le Collège entend bien la valoriser pour qu’elle serve à la fois au rayonnement de la Ville et à son développement économique mais aussi en tant que facteur de cohésion sociale et vecteur d’éducation populaire.
Le rayonnement et le développement économique d’abord.
Le Collège s’inscrira dans un réseau de villes de culture en Europe, en privilégiant l’Euregio pour réaliser notre ambition qui est de faire de Liège une métropole culturelle eurégionale.
Nous devons assurer une promotion coordonnée des créations et des activités de nos grandes institutions et de nos acteurs culturels locaux, en mettant en lumière leur appartenance à notre Cité.
Tous les secteurs doivent trouver leur place dans ce nouvel élan : musique, théâtre, cinéma, littérature, BD, peinture, ….
Cette mise en valeur doit servir à la constitution d’un réseau des acteurs culturels liégeois d’où pourront naître des initiatives communes, spécifiques à Liège et porteuses de valeurs.
La culture sera aussi considérée comme outil de cohésion sociale. La politique culturelle doit permettre aux citoyens d’ouvrir les yeux sur le monde dans lequel ils vivent.

Nous sommes convaincus que la citoyenneté active passe par le développement d’une politique culturelle de proximité et nous croyons à la nécessité de repopulariser la culture et de diversifier les publics. Ce qui nécessite d’en favoriser l’accès.
A ce sujet, nous souhaitons rajeunir l’image de la culture en faisant de Liège une métropole culturelle branchée, en permettant notamment à la culture émergeante de s’exprimer pleinement.
Ici aussi, de manière transversale, les centres culturels, les maisons de jeunes, les bibliothèques et toutes autres infrastructures devront pouvoir être utilisées par les artistes liégeois et par le public de notre Cité pour partir à la découverte culturelle.
Enfin, notre Ville verra l’ouverture d’un outil appelé à jouer un rôle majeur dans la politique culturelle liégeoise : le Grand Curtius. Le Collège préparera activement son ouverture pour en faire une réussite et veillera à mettre ce nouvel outil en synergie avec les autres musées liégeois et, plus largement, les autres outils à vocation culturelle.

Une Ville où l’on trouve des logements décents et accessibles pour tous

Le Collège entend faire du logement une priorité car c’est un droit fondamental.
Comme le veut la Région wallonne, la Ville entend assumer ses responsabilités en devenant un acteur majeur dans ce domaine.
Nos objectifs sont les suivants : permettre à chacun, surtout aux personnes à revenus modestes ou moyens, de se loger en Ville dans de bonnes conditions ; faire revenir les ménages de plus de deux personnes en Ville, notamment en évitant de subdiviser les maisons unifamiliales en plusieurs logements et en mettant en vente des terrains libres de constructeurs ; assurer la mixité sociale dans les quartiers ; adapter l’offre de logement pour tenir compte de l’évolution de la population et de nos objectifs de recomposition de la Ville ; anticiper les besoins futurs en favorisant la création de logements répondant au standard de vie du 21ème siècle, notamment en matière d’économie d’énergie ; lutter contre les marchands de sommeil et les chancres urbains.
Le Collège proposera une batterie de mesures destinées à rencontrer l’ensemble de ces objectifs, qui sont fondamentaux pour assurer la sécurité d’existence et la qualité de vie.
La politique du logement est indissociable d’une politique d’aménagement du cadre de vie au profit des habitants (infrastructures de détente, parcs publics, …). Pour ce faire, nous veillerons à rendre à la Ville une capacité d’agir sur le foncier et de développer des partenariats publics-privés.
Le diagnostic le montre : Liège intéresse les investisseurs immobiliers. Ces investissements se traduiront notamment par la requalification de la plaine de Droixhe au cours de cette législature ainsi que la valorisation des zones d’aménagement communal concertées considérées comme prioritaires. Dans ces deux cas, nous veillerons à développer une offre d’habitat à destination des familles.
Lors de la création de nouveaux logements, la Ville veillera à une mixité sociale (coût des logements) et une mixité quant à la taille des ménages.

Une Ville offrant un service public de qualité

Le Collège souhaite que le service public Ville soit à la hauteur des ambitions que nous avons pour le développement de notre Cité.
Quatre objectifs vont nous animer en la matière : accroître la qualité du service rendu, en tenant compte des attentes du citoyen ; assurer une communication professionnelle et systématique avec les citoyens ; veiller à la présence des services publics dans chaque quartier ; associer les citoyens à la prise de décision.
L’ensemble des mesures qui seront proposées pour réaliser ces objectifs seront tantôt physiques (accessibilité pour les personnes handicapées, facilité pour commander à distance, …), tantôt organisationnelles (horaires adaptés, accueil aménagé, site internet amélioré,…).
Nous veillerons aussi à améliorer la formation des agents et simplifier les démarches administratives, à améliorer les conditions de travail et à développer la polyvalence des agents.
Par une politique dynamique de gestion des ressources humaines, nous avons l’ambition de décloisonner et d’assurer la transversalité pour que la Ville de Liège soit considérée comme une entité à part entière. En terme de communication, un trimestriel sera réalisé à destination de la population et une newsletter alimentera ceux qui le souhaitent des informations relatives à la Ville de manière régulière.
Sous la responsabilité du secrétaire communal, un service sera accessible à tous les citoyens pour faire part des remarques et doléances éventuelles à l’égard de l’action de la Ville, ce service ayant pour mission – autant que faire se peut – de régler tout conflit de manière amiable et d’en tirer les réflexions générales pour améliorer, le cas échéant, la qualité du service rendu. Qu’il soit qualifié de bureau des plaintes ou de service « Liège écoute », ce service rapprochera les citoyens de l’administration.
La décentralisation de l’administration communale sera, après évaluation, poursuivie.
Par ailleurs, le Collège veillera à la réalisation de l’intercommunalisation des centres de santé mentale.

Une Ville solidaire

Notre Ville connaît une concentration de défis sociaux. Famille monoparentale, couples surendettés, personnes sans emplois, jeunes minimexés, nouvelle forme de pauvreté, personnes isolées, …Ce sont des réalités quotidiennes.
La Ville ne peut tout faire mais elle doit être proche de toutes les Liégeoises et de tous les Liégeois, particulièrement ceux et celles qui souffrent.
Nous avons fait de la lutte contre la pauvreté, les inégalités, les discriminations, un objectif stratégique. Cela veut dire que toutes les politiques doivent concourir à rencontrer cet objectif, notamment en matière de logement, de culture, de sport, d’action sociale et d’emploi.
Il va de soi que les outils privilégiés seront la politique menée par le CPAS et celle de l’Echevinat des Affaires sociales, dont le travail commun s’articulera harmonieusement.
Le CPAS entreprendra une restructuration profonde en terme de localisation pour pouvoir mieux faire face à la situation sur le terrain, qui se caractérise par des besoins spécifiques constatés au niveau de la population jeune et par une approche particulière à l’égard des publics les plus précarisés comme les SDF ou les personnes en situation d’extrême urgence.
Le CPAS veillera à poursuivre sa politique d’insertion sociale et professionnelle en développant toutes les synergies possibles et en travaillant de concert avec l’agence locale pour l’emploi et les structures liégeoises d’économie sociale.
En matière de logement, le CPAS et la Ville oeuvreront de concert avec les sociétés d’habitation sociales et les autres acteurs de terrain pour trouver des solutions adéquates pour l’urgence et le transit.
En matière d’accueil de la petite enfance, la Ville entend accroître d’année en année le nombre de places disponibles en fonction des possibilités offertes par le plan cigogne de la Communauté française. Nous poursuivrons et amplifierons les projets de halte garderie, de gardes d’enfants malades et d’adaptation à la flexibilité du travail.
L’action sociale de la Ville se déclinera également en matière de santé, notamment par : la poursuite de la Semaine de la santé ; des actions ciblées de promotion et de prévention ; des synergies avec les acteurs liégeois de la santé, les associations de patients et les autres niveaux de pouvoirs.
En matière de soutien aux personnes handicapées, la Ville veillera à assurer leur accessibilité à la vie sociale. Elle aura à cœur de montrer aussi l’exemple dans le domaine de l’insertion professionnelle par une intégration harmonieuse de travailleurs handicapés au sein de son personnel.
Le Collège s’engage à amplifier la coordination de l’action sociale dans les quartiers en réunissant une table ronde, dans le cadre du Projet de Ville, pour développer un véritable partenariat social entre les pouvoirs publics et le milieu associatif.
Cette coordination devra veiller à l’efficacité et la pertinence de l’ensemble des dispositifs sur le terrain. Nous avons une obligation de résultat en la matière.

Une Ville pour séniors et personnes âgées

Le diagnostic de la Ville montre l’importance du nombre de personnes pensionnées et prépensionnées.
Pour le Collège, les choses sont simples : les seniors doivent être considérés comme des citoyens à part entière. Pour ce faire, nous veillerons à adapter les différentes politiques pour qu’elles puissent être accessibles et à répondre aux nouveaux besoins de société qui se font jour de par l’allongement de l’espérance de vie (maintien à domicile, logements spécifiques et accessibles, service public de proximité, …).
De même, la Ville utilisera les dispositifs existants telles les maisons intergénérationnelles et l’espace « Liège senior » pour intensifier les expériences de transmission de savoir entre les aînés et les plus jeunes et ce, en partenariat avec le secteur associatif.
Comme dans d’autres matières, la Ville s’appuiera sur la Commission Communale consultative des seniors dont le rôle sera renforcé, notamment en terme d’évaluation des activités menées. Par ailleurs, la Ville sollicitera du Parquet qu’il poursuive de manière systématique les actes de violence familiale à l’égard des personnes âgées.

Une Ville internationale et multiculturelle

Le Collège entend assurer le rayonnement de Liège sur le plan international.
De même, il entend faire de la diversité culturelle des habitants de Liège une richesse.
Dans peu de temps, nous aurons la chance de bénéficier d’une nouvelle gare TGV qui nous mettra en contact avec le monde. Il s’agit d’une opportunité extraordinaire, non seulement pour favoriser les échanges dans tous les domaines mais également pour mettre en valeur nos atouts et en particulier notre position centrale en Europe.
Que ce soit à l’égard du candidat investisseur, visiteur étranger ou d’artistes renommés, nous veillerons à ce que Liège retentisse sur la scène internationale par des actions appropriées.
Toutes les villes présentes sur la ligne TGV feront l’objet de contacts pour stimuler les échanges et promouvoir nos atouts.
Sur le plan international, la Ville renforcera également ses liens avec des villes de pays dont sont issues les principales communautés présentes à Liège tout en continuant à privilégier la francophonie et l’Euregio Meuse-Rhin comme ses deux champs principaux.
De même, la Ville poursuivra sa politique de coopération au développement de manière décentralisée avec des villes sœurs au sein, principalement, du réseau des villes francophones présidées par la Ville de Paris (AIMF).
Sur le plan multiculturel, nous veillerons à promouvoir la diversité culturelle et à mettre en place des politiques concrètes qui rétablissent les déséquilibres constatés à l’égard de certains types de population. Chacun, du point de vue de l’emploi, du logement ou des autres types de droit, doit être traité sur un pied d’égalité.

Une Ville universitaire et d’enseignement

Notre ville possède un atout que beaucoup nous envient : la présence d’une université complète et d’une offre d’enseignement, de tous niveaux et de tous réseaux, très intéressante.
Cet un atout que nous devons absolument valoriser et nous proposons de nouer un nouveau partenariat entre la Ville et son Université.
L’université représente un atout extrêmement important pour le développement de la Ville, de la Région et de toute la Communauté urbaine, tant par les investissements immobiliers et la place centrale qu’elle occupe au cœur de la ville, que par son pouvoir d’attraction à l’égard des jeunes et par les réseaux mondiaux dans lesquels elle s’inscrit.
La Ville et l’Université articuleront donc encore davantage leur actions respectives au profit de la population et s’appuieront mutuellement pour assurer leur développement. C’est en tout cas notre proposition. En ce qui concerne l’éducation de manière générale, nous veillerons à ce que l’environnement des écoles et leur accessibilité soient agréables et plus sûrs.
En ce qui concerne l’enseignement communal liégeois, composé de 70 établissements scolaires, 25.000 élèves et 2.600 enseignants, nous poursuivrons nos efforts en faveur de la rénovation des bâtiments.
La ville veillera à offrir un enseignement de proximité, ouvert à tous, capable de rencontrer à la fois les exigences des parents et des jeunes et celle de la Région liégeoise toute entière.
De la mini crèche à l’enseignement supérieur en passant par l’enseignement spécialisé, artistique et de promotion sociale, la Ville de Liège poursuivra son action éducative dans une ville où la formation des jeunes est indispensable pour leur donner des perspectives d’avenir.
A ce sujet, nous veillerons à limiter au strict nécessaire les interventions financières des familles.

Une Ville bien gouvernée

Nous souhaitons progresser dans la réalisation des cinq objectifs stratégiques que nous nous sommes donnés en mettant en œuvre toutes les politiques que je viens, au nom du Collège, d’énumérer. Rien ne sera cependant possible si la Ville ne vit pas dans un cadre budgétaire stabilisé et si elle ne met pas en œuvre des mesures adéquates de gestion.
Par conséquent, nous appliquerons des méthodes de travail mettant en œuvre les principes de bonne gouvernance suivants : - la rigueur dans la gestion financière garantissant aux citoyens la bonne utilisation des deniers publics ; - l’efficience qui consiste en la mise en œuvre appropriée des moyens disponibles en vue d’un service au citoyen le plus performant ; la transversalité, c'est-à-dire le décloisonnement des départements et des services en vue d’une coordination efficace de l’action sur le terrain ; la qualité, qui consiste à tenir compte de l’objectif que l’on poursuit à travers la mise en œuvre des actions ; la participation, où les citoyens et les forces vivent sont associés à la prise de décision ou à son exécution ; l’évaluation, qui est indispensable pour l’amélioration du service rendu ; la proximité, qui permet de tenir compte des réalités différentes au sein du territoire communal pour la mise en œuvre des actions ou projets sur le terrain ; la métropolisation, qui passe par la mise en place d’une communauté urbaine de projets au sein de la conférence des bourgmestres. La métropolisation doit concerner un certain nombre de fonctions telles que l’aménagement du Territoire, la mobilité, la police métropolitaine, le centre culturel régional, des schémas de développements économiques et commerciaux, ainsi que l’implantation de grands équipements. La communauté urbaine se réalisera par et avec les communes, en association avec la Province, la Région wallonne et la Communauté française.
12 grands projets
Le développement de la Ville de Liège s’articulera autour de points forts qui seront autant de repères dans le paysage et de symboles de son renouveau. C’est autour de ces 12 projets phares que se construira le Liège de demain.
En voici la liste : le site de Bavière ; la plaine de Droixhe et le développement de la zone économique adjacente ; la Médiacité ; le nouveau quartier des Guillemins et de la Boverie ; le Grand Curtius ; le théâtre de la place à l’Emulation ; le Théâtre Royal pour l’Opéra ; la piscine à Jonfosse ; le regroupement des services rue de Namur ; le Val Benoît ; le redéploiement du site du Palais des Sports, quai de Wallonie ; le site du Tivoli.

Projet de Ville 2007-2015 dans la pratique

Les 5 objectifs stratégiques et les 15 politiques qui vous ont été présentés constitueront l’ossature de nos propositions pour la réactualisation du projet de ville que nous souhaitons envisager au delà d’une législature en fixant un terme à 2015.
Le calendrier indicatif et la méthodologie se déclinent comme suit :
Février 2007 Rédaction d’une note préparatoire par thème (Collège et administration)
- Mars avril et mai 2007 Discussions avec les forces vives
- Juin et juillet 2007 Synthèse des discussions par le Collège et rédaction de la brochure de consultation populaire
- Septembre 2007 Consultation populaire
- Octobre 2007 Traitement des résultats
- Novembre 2007 Synthèse du Collège
- Décembre 2007 Adoption du Projet de Ville par le Conseil communal

Voilà, en septembre prochain vous aurez, comme cela s'est fait lors de la précédente législature, la possibilité de donner votre avis sur la manièrte dont le Collège communal envisage l'avenir de Liège jusqu'en 2015. Si vous voulez critiquer ce projet de Ville et éventuellement faire des suggestions, ne ratez pas l'occasion. C'est ça aussi la démocratie...





Ga . L.