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Université

Mis en ligne le 22/01/2007

Lancement du réseau européen de recherche «Neuroscreen»: vers un diagnostic précoce des maladies neurodégénératives

C’est ce mercredi 24 janvier que le réseau européen de recherche «Neuroscreen » sera officiellement lancé au départ de Liège. L’Université de Liège qui y participe avec son «Centre de recherche sur les protéines prions (CRPP)» coordonne d’ailleurs le réseau.

A l’heure actuelle, on ne peut diagnostiquer avec certitude certaines maladies neurodégénératives qu’après le décès du patient. L’intérêt est donc grand de mettre au point des méthodes qui permettraient de détecter de manière précoce et fiable ces maladies, maladies qui affectent un nombre croissant de personnes (5 à 10% des plus de 65 ans pour la maladie d’Alzheimer) ou dont le temps d’incubation - comme pour la variante humaine de la maladie de Creutzfeldt-Jacob - peut s’étaler sur plusieurs dizaines d’années reportant d’autant l’apparition des premiers symptômes.
Disposer d’outils performants de diagnostic de ces maladies aiderait les thérapeutes à prévenir éventuellement leur développement et à mieux évaluer l’efficacité d’un traitement.

La mise au point de méthodes diagnostiques de ces maladies est l’objectif du nouveau réseau européen de recherche Neuroscreen, développé dans le cadre du 6e Programme-Cadre de l’UE. Ce réseau scientifique, coordonné par le Centre de recherche sur les protéines prions (CRPP) de l’Université de Liège, regroupe douze partenaires (laboratoires et entreprises) issus de six pays européens, et est doté d’un budget de 2.797.521 euros sur trois ans. Il tient à l’Université de Liège, ces 24 et 25 janvier 2007, sa conférence de lancement en présence de tous les partenaires.

Neuroscreen a pour but de développer un système intégré permettant le diagnostic différentiel des maladies neurodégénératives en phase préclinique. Ce système se basera notamment sur une méthode d’analyse brevetée par l’Université de Liège. Cette méthode, l’immuno-PCR quantitative, permet de détecter avec une très haute sensibilité (10 à 100 fois supérieure aux traditionnels tests ELISA) des traces spécifiques d’antigènes d’agents pathogènes. Complété par des produits et des nano ou micro-éléments issus des biosciences, le futur système ciblera des marqueurs directs et indirects, dans le liquide céphalo-rachidien et le sang, de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson ou les différentes formes de maladies à prion pour lesquelles il peut y avoir des ambiguïtés de diagnostic.

Les partenaires du réseau Neuroscreen

1. Université de Liège, CRPP, Belgique (Coordinateur)
2. Association pour les Transferts de Technologies du Mans, France
3. EUDICA, France
4. ALCIS, France
5. AJ ROBOSCREEN, Allemagne
6. Université du Maine, France
7. CHU-Lyon Hôpital Neurologique, Laboratoire Diagnostic Maladies à prions, France
8. BioMérieux SA, France
9. Institut Jozef Stefan, Slovénie
10. Lancaster University UK
11. Orszagos Pszichiatriai es Neurologiai Intezet, Hongrie
12. Charité – Universitätsmedizin Berlin, Institut für Laboratoriumsmedizin und Pathobiochemie, Allemagne






Ga. L.