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En Ville

Mis en ligne le 26/12/2006

Tout est prêt à Liège pour combattre le général Hiver…

Même si on ne s’en aperçoit pas encore très bien, nous sommes bel et bien en hiver. Par chance, nous n’avons pas encore eu de chutes de neige ni de rues verglacées avec ses cortèges de chutes et d’accrochages automobiles, d’embouteillages monstres (mais pour ça pas besoin de neige) etc…
Mais apparemment, lorsque le général Hiver voudra lancer ses premières offensives, la Ville de Liège est prête à le recevoir.
En effet, le « service Hiver de la Ville de Liège » prévoit un calendrier de garde durant la période comprise entre la mi-novembre 2006 et la mi-mars 2007. Des dispositions complémentaires sont prises en dehors de cette période si les conditions climatiques nécessitent de les mettre en place.
Comme l’explique Jean-Géry Godeau, l’échevin des Travaux et le responsable des voiries communale : « Une mobilité qu’il faut garantir puisque plus de 200.000 véhicules transitent (chaque jour) sur le territoire de la Ville de Liège. Quant au nombre de d’utilisateurs du Tec, ils sont 180.000 voyageurs. Certains axes sont prioritaires comme les voies d’accès aux hôpitaux, les itinéraires de bus, les grands axes de circulation ou encore les voiries desservant les pôles économiques (par exemple: parc scientifique, zoning industriel, marché couvert/abattoir). Ce réseau qui est traité par les services de la Ville s'étend sur 210 km de voiries (sur les 650 km de voiries communales). Les circuits secondaires sont traités par les divisions de voiries (près de 420 km) ainsi que le tertiaire (ce sont les sentiers et impasses). Enfin, il y a des domaines privées ( par exemple : c’est l’ULg qui s’occupe du site universitaire du Sart-Tilman). Le Met (Ministère de l'Equipement et des Transports) assure ses missions sur les axes régionaux (les quais, les ponts, les liaisons vers les autoroutes). »

Dans la pratique

Il faut savoir que quatre équipes de déneigement sont constituées par tour de rôle hebdomadaire et sont opérationnelles 24 h/24 h. Une équipe se compose : d'un conducteur de garde, d'un contremaître, d'un opérateur « pelle chargeuse », de huit chauffeurs (dont un de réserve) et d'un mécanicien. Ces agents communaux proviennent des différents services techniques. Le conducteur de garde a pour mission de prendre toutes les dispositions qui s'imposent et adaptées aux circonstances atmosphériques. Pour les voiries en forte déclivité, si leur état présente un réel danger pour les usagers, il prendra des mesures de signalisation pour en interdire l'accès. Il est informé en permanence sur les heures de formation de verglas ou les chutes de neige (via les bulletins météos et les infos du centre "Perex" ( Permanence pour l'exploitation des réseaux ) du Ministère de l'Equipement et des Transports) située à Daussoult).
Le conducteur de garde ne pouvant exercer une surveillance continue du réseau routier, les différents services de sécurité (police, pompiers, permanence civile) l'informent de toutes situations pour lesquelles un épandage, même localisé, s'avère indispensable. Le contremaître a pour mission de coordonner les différentes opérations (chargement, épandage) et s'assure de la bonne exécution du service à rendre à la population. Avant sa mise en action, chaque intervenant doit maîtriser l'organisation du service hiver ainsi que les techniques spécifiques pour effectuer un épandage efficace.
Le matériel
Les voiries prioritaires sont traitées au moyen de sept épandeuses d’une capacité de 5 tonnes de sel. Deux des véhicules porteurs sont équipés de lames de déneigement. Les voiries secondaires, quant à elles, sont traitées par six épandeuses (d’une capacité d’une tonne et demi). Outre ces moyens mécaniques, 56 conteneurs à sel sont répartis, là, où des difficultés à circuler apparaissent fréquemment. Il s’agit, notamment, de ponts, de rues en fortes déclivités ou encore de carrefour en pente.
Les sels utilisés sont le chlorure de sodium jusqu’à –5 degrés et le chlorure de calcium qui est efficace jusqu’à –10 degrés. Au-delà de cette température, des matières abrasives (laitier granulé) sont épandues. Après l'épandage, son efficacité est liée aux véhicules qui en roulant dessus vont contribuer à faire fondre la neige. C'est ce mélange sel/eau qui va provoquer une réaction chimique. Au niveau de la fréquence de passage des épandeuses intervient différents paramètres comme le type de revêtement (pavés, tarmac), la température et l'abondance des précipitations hivernales. Lors de fortes chutes de neige, des difficultés de circulation peuvent apparaître. En effet, une rue, qui a été traitée, reste, parfois, inaccessible car trop peu de voitures empruntent l’artère. Et comme la densité du trafic a une influence sur le temps nécessaire à l’action du sel, les automobilistes doivent faire preuve de patience et de compréhension.
Le stock permanent de matière fondante est de 200 tonnes de sel. Une grosse intervention représente en moyenne près de 70 tonnes.
Pour rappel, lors du précédent hiver, le service de garde est intervenu à 29 reprises entre le 25 novembre 2005 et le 13 mars 2006. Au total, 1500 tonnes de sel avaient été épandues. Ce qui représentait un coût total de 100 400 € pour la Ville de Liège.

Règlement de police relatif au déneigement de la voie publique


Comme le prévoit le règlement commnal, le simple citoyen est responsable de ce qui se passe sur son trottoir lorsqu’il y a de la neige ou du verglas.
Après chaque chute de neige, les occupants d’immeuble enlèveront sans délai sur une largeur d’un mètre le long des façades, la neige accumulée sur les trottoirs et accotements longeant leurs demeures ou propriétés.
La neige sera entassée à l’extrémité du trottoir ou de l’accotement le long de la chaussée. Lorsque la largeur du trottoir est insuffisante, la neige doit être entassée sur la chaussée, le long du trottoir et à la limite des propriétés. Elle ne pourra en aucune manière obstruer les rigoles et les avaloirs de voirie. En outre, en face de chaque habitation, une ouverture devra être pratiquée dans l’amoncellement de la neige pour permettre l’accès à la chaussée.
Dans les voies piétonnes, après avoir dégagé la neige sur 1 m de largeur, un produit abrasif tel que cendrées, laitier granulé, scories ou un produit fondant tel que le chlorure de sodium ou le chlorure de calcium doit être répandu sur la zone dégagée.
Par temps de gel, il est interdit de laver les voiries et les trottoirs ou d’y répandre de l’eau.
- Lorsque le verglas ou la neige gelée ou durcie rendent la circulation difficile, les occupants d’immeuble doivent répandre sur les trottoirs ou accotements qui bordent leurs demeures ou propriétés un produit abrasif tel que cendrées, laitier granulé, scories ou un produit fondant tel que le chlorure de sodium ou le chlorure de calcium.
- Lors du dégel, les occupants d’immeuble doivent assurer, devant leurs demeures ou propriétés, le dégagement des rigoles et avaloirs afin de permettre l’écoulement normal des eaux résultant de la fonte des neiges et glaçons.
Il faut aussi savoir que si l’immeuble est occupé à la fois par le propriétaire (ou l’usufruitier) et par un ou plusieurs locataires, le propriétaire (ou l’usufruitier) est considéré dans le cadre du présent règlement comme étant le principal occupant. Si l’immeuble est occupé par un locataire principal et des sous-locataires, l’obligation incombe au locataire principal.
Si l’immeuble contient plusieurs locataires, l’obligation est à charge du locataire occupant la partie située à front de rue au niveau du rez-de-chaussée, sauf convention contraire établie entre le propriétaire et ses locataires.
Si l’immeuble n’est pas loué ou est inoccupé, l’obligation est à charge du propriétaire (ou de l’usufruitier, emphytéote...). Dans le cas d’immeubles à appartements multiples comportant plusieurs propriétaires, l’obligation est à charge du syndic, à moins que le règlement de copropriété n’en dispose autrement.
Espéront cependant que cette année on ne doivent pas en arriver là!





Ga . L.