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Université

Mis en ligne le 13/12/2006

Le « CART » de l’ULg, désigné Laboratoire national de Référence pour le dioxines et les PCBs dans les denrées alimentaires et l’alimentation pour animaux

A partir du 1er janvier 2007, le CART (Centre d’analyse des résidus en traces de l’Université de Liège) sera officiellement Laboratoire national de Référence pour le dosage des dioxines et des PCBs dans les denrées alimentaires et dans les aliments pour animaux par spectrométrie de masse à haute résolution. L’Agence fédérale pour la Sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a désigné le CART pour assurer cette mission.
Le CART assistera l’AFSCA, à la demande de cette dernière, dans l’accomplissement des tâches suivantes :
- L’assistance scientifique et technique à l’AFSCA ;
- L’entretien des contacts et la collaboration avec le laboratoire communautaire de référence et les laboratoires de référence dans d’autres états membres de l’UE ;
- L’évaluation périodique des laboratoires agréés par l’AFSCA ;
- La préparation et l’organisation de formations scientifiques et techniques.
Le CART a été sélectionné pour ses compétences reconnues au niveau national et international. Il s’est forgé une réputation internationale pour l’analyse de résidus et de contaminants organiques persistants dont notamment les dioxines et les PCBs dans les denrées alimentaires, l’environnement et le sang. Ces analyses sont accréditées selon la norme ISO 17025 depuis novembre 2000.

Le Centre d’Analyse des Résidus en Traces (CART)

Le CART, Centre d’Analyse des Résidus en Traces, est un centre interfacultaire de recherche de l’Université de Liège (Belgique), fondé en 1999. Ce centre a été créé en réponse aux besoins criants en analyses chimiques performantes clairement apparus en Belgique lors de « la crise de la dioxine » du printemps 1999.
Le CART a été construit sur la base de l’expertise et des collaborations déjà effectives entre quatre laboratoires universitaires. Il s’agit des laboratoires d’Analyse des Denrées Alimentaires d’Origine Animale (Prof. G. Maghuin-Rogister) ; d’Ecologie Animale et d’Ecotoxicologie (Prof. J-P. Thomé), de Biologie Moléculaire et Génie Génétique (Prof. J. Martial) et de Spectrométrie de Masse (Prof. E. De Pauw).
Une des motivations de création du CART était que les laboratoires d’analyse soient mieux armés pour affronter les différentes crises qui affectent régulièrement l’image de marque des produits alimentaires, plus particulièrement d’origine animale. Le centre a donc mis à la disposition des autorités compétentes, des pouvoirs publics et des sociétés privées un outil analytique performant permettant de faire face et de répondre à des situations de crises.
Ses missions
Les missions du CART s’articulent autour de 3 grands axes :
- La recherche : s’intégrer dans un réseau de laboratoires aux niveaux belge, européen et international dans le but de mener des programmes de recherches en collaboration dans les domaines aussi divers que l’analyse des contaminants et des résidus, l’analyse de protéines (protéomique), l’identification et la quantification de biomarqueurs, l’interaction entre une substance et sa molécule cible (interaction drogue-ADN, ligand-récepteur), la synthèse et la fonctionnalisation de nanoparticules, le développement de tests biologiques.
La guidance et les services pour tiers : permettre aux entreprises l’accès à des prestations répondant à des besoins s’inscrivant dans une stratégie de développement régional
- La formation : mettre à la disposition des centres de formation, une infrastructure adéquate et des équipements de pointe afin d’assurer une formation continuée professionnelle permanente au bénéfice des entreprises et d’autres centres de recherches wallons, belges ou étrangers ; de mettre à la disposition des étudiants son parc instrumental ainsi qu’un encadrement scientifique spécifique pour des formations de 2e et 3e cycles (DES, DEA et doctorat) ainsi que l’accueil de post-doctorants.
Ses expertises
Le CART s’est forgé une réputation internationale pour l’analyse de résidus et de contaminants organiques persistants dont notamment les dioxines et les PCBs dans les denrées alimentaires, l’environnement et le sang. Ces analyses sont accréditées selon la norme ISO 17025.
-Le développement de méthodes analytiques rapides et automatisables.
En recherche fondamentale, le comportement des ions de molécules biologiques par spectrométrie de masse. Les données ainsi obtenues sont nécessaires pour la modélisation du rôle de structures à reconnaissance moléculaire dans des applications analytiques telles que les biosenseurs, les techniques de séparation par affinité, les puces à protéine.
-L’analyse de protéines par spectrométrie de masse (protéomique). Cette technologie permet l’identification rapide de protéines, soit issues d’un mélange complexe, soit pré-purifiées par des techniques séparatives (chromatographie d’affinité, Electrophorèse). Ces techniques de pointe permettent de répondre à des questions médicales-physiologiques où la composition en protéines permettrait de différencier un état sain d’un état malade. C’est une étape préalable à l’établissement d’un outil diagnostique : les « biomarqueurs ». De plus, cette capacité d’identification est doublée d’une quantification relative entre deux échantillons grâce à des techniques de marquages par des isotopes stables utilisés en spectrométrie de masse (« heavy peptide method »).
-Dans le domaine chimique-pharmaceutique, l’analyse de l’interaction drogue-ADN par spectrométrie de masse.
La conception, la mise au point et l’utilisation à grande échelle de tests génériques basés sur l’utilisation des molécules cibles naturelles pour certains types de contaminants. Des tests « cellules rapportrices » utilisent des cellules eucaryotes en culture qui réagissent à la présence d’un contaminant en produisant une protéine facilement dosable. Les lignées cellulaires actuellement disponibles répondent aux glucocorticoïdes, androgènes, estrogènes, progestagènes et aux composés de type dioxines/PCB. De manière complémentaire, des tests basés sur la liaison d’un ligand à son récepteur naturel et utilisant les récepteurs humains, produits en bactérie, pour les estrogènes, androgènes, progestagènes et beta-adrénergiques sont disponibles.
Les tests biologiques décrits ci-avant sont utilisés pour évaluer les propriétés de modulateurs endocriniens des contaminants et résidus, ainsi que des effets potentiellement synergiques ou antagonistes dans des mélanges de plusieurs composés ou de leurs métabolites. Parallèlement, ces contaminants sont recherchés dans les denrées alimentaires et l’environnement grâce à ces tests génériques.
- Un dernier volet couvert par le CART est la recherche en écologie fondamentale et appliquée mais également en écotoxicologie. Les recherches concernent principalement les écosystèmes aquatiques et l’évaluation de la qualité des eaux, en terme de charge en substances polluantes. En particulier, les effets mais aussi les transferts de ces composés (principalement les polluants organiques persistants comme les PCBs) au sein des écosystèmes.
Le CART collabore de manière active avec plusieurs centres de recherche, en particulier CEBIG/GIGA et l’Aquapôle.
L’excellence dans le domaine, prix internationaux
Les chercheurs du CART ont obtenu au cours de ces cinq dernières années plusieurs prix scientifiques pour l’excellence de leur recherche :
-Xhrouet, 2001 (European Meeting on Environmental Chemistry)
-Focant, 2000, 2001, 2002 (Dioxin symposium)
-Eppe, 2004 (AOAC international)
Ses activités de recherche dans le domaine de l’analyse des dioxines :
A côté de ses prestations de service pour tiers, le CART est très actif au niveau de la recherche dans ce domaine.
46 articles ont été publiés dans les meilleures revues scientifiques pour la période 2001-2006
Il faut également ajouter durant cette même période 70 « extended abstract » et une vingtaine de communication orales lors de symposium internationaux (pour la période 2001-2006).