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Reportage

Mis en ligne le 12/12/2006

Quand la SNCB tient ses promesses


Lundi, 8h36. C’est l’heure à laquelle une importante délégation composée du bourgmestre de Liège Willy Demeyer, de l’échevine du Développement économique Maggy Yerna, de la ministre wallonne Marie-Dominique Simonet, du représentant du ministre Jean-Claude Marcourt, du représentant du 1er député provincial André Gilles, du bourgmestre de Visé Marcel Neven, des conseillers communaux Christine Defraigne et Alain Leens, du conseiller provincial Claude lange, du service du Protocole de la Ville de Liège, mais également du patron d’Euro-Liège TGV, Vincent Bourlard, du directeur général du service voyageur de la SNCB, Michel Jadot ainsi que de nombreux journalistes, photographes et cameraman de la presse liégeoise devaient prendre place à bord du 1er train express (ICO) Maastricht-Liège-Bruxelles dont c’était le voyage inaugural lundi matin.

Si nous écrivions – devaient prendre place à 8h36 – c’est parce que le panneau d’affichage électronique du quai n° 3 afficha subitement un retard de 8 minutes. Et ce n’est finalement qu’à 8h47 que le train quitta Liège-Guillemins.
Mais bon, on ne va pas en faire un fromage de ces quelques minutes de retard, surtout pour le voyage inaugural. La cause ce de retard était tout à son honneur parce qu’au départ de Maastricht, pour fixer l’événement sur les supports télévisuels des nombreux médias présent au départ de notre ville sœur, il a bien fallu laisser travailler les cameraman les embarquer peu après. Mais rassurez-vous, ce retard n’arrivera plus.

Ceci étant dit, nous avons rejoint dans le train qui filait ensuite à toute vitesse vers Bruxelles (empruntant la ligne TGV et ne s’arrêtant ni à Ans –tant pis pour papa Michou – ni à Louvain), MM. Gerd Leers, le bourgmestre de Maastricht, le commissaire de la Reine des Pays-Bas, les directeurs généraux de la SNCB et de la NS (l'équilavant néerlandais) respectivement MM. R. Gayetot et W. Steenbakkers ainsi qu’une autre délégation importante de nos confrères néerlandais.

C’est pendant le voyage que les personnalités ont signé le certificat d’inauguration du premier train ICO Maastricht - Liège - Bruxelles.
Après un voyage plus rapide que sur une ligne normale IC, le train est entré en Gare Centrale à 9h40, où tout le monde était attendu par un comité d’accueil de la SNCB. Petite anecdote, ce premier train, qui a aussi été utilisé par un grand nombre de navetteur et qui s’était arrêté à la Gare du Nord, a laissé sur place un cameraman qui voulait encore prendre quelques vue du convoi mais qui a raté le train.

Pour encore davantage marquer la solennité de l’événement qui en est un et aussi historique, Freddy Thielemans, bourgmestre de Bruxelles a reçu, dans la magnifique salle gothique du superbe et historique hôtel de ville de la Capitale, l’ensemble des participants ainsi que les différentes personnalités qui y sont allées, toutes de leurs discours de circonstances. Et ensuite, la ville de Bruxelles offrit le verre resserrant encore davantage l’amitié unissant l’Est des Pays-Bas, la Ville de Liège et Bruxelles.

Le train plus vite que la voiture

Avant de donner la parole à ses invités, Freddy Thielemans annonça que le train avait été plus vite que la voiture.

En effet, l’opération de ce lundi matin était couplée à un concours mis en place par la Ville de Maastricht et deux journaux hollandais à savoir le « Dagblad de Limburger » et « Limburgs Dagblad ». Les lecteurs de ces deux journaux pour gagner quelques 250 coupons de voyage offerts, étaient invité à donner, par SMS, le temps qu’allait mettre le pilote automobile de course « Tourisme » Phil Bastiaans (la photo), pour réaliser la liaison Maastricht-Bruxelles avec son Audi Q7. Si nous ne connaissons pas le nombre de lecteurs ayant répondu juste à cette question, nous savons néanmoins que Luc Bastiaans qui était parti de la gare de Maastricht à 8h15, est arrivé à Bruxelles à 10 h, c'est-à-dire qu’il aura mis 1h45 pour effectuer le trajet alors que le train en a mis 1h33’.
A son arrivée il nous expliquera : « C’est surtout les 20 derniers kilomètres, avec les bouchons et l’entrée dans la ville qui ont été les plus durs. C’était très stressant, plus stressant que le train je parie ? ». Le champion ne nous a pas dit s’il avait toujours respecté toutes les limitations de vitesse, mais étant donné les circonstances, on peut penser que oui…

La nouvelle ligne concrètement : les avantages locaux

Donc depuis ce lundi, tous les jours dès 6h08, un train quittera Maastricht, il fera un arrêt à Visé puis à Bressoux avant d’arriver aux Guillemins qu’il quittera toutes les heures trente quatre.

Seule le premier train quittant Liège à 6h34 fera une halte à Ans (pour papa) tout comme celui quittant Bruxelles Nord à 17 h 33, s’arrêtera au retour.
L’avantage pour Liège et cela jusque 18 h 36, c’est que désormais on pourra rejoindre la capitale en 51 minutes (grâce à la Ligne à grande vitesse/LGV), sans arrêt à Louvain. Dans l'autre sens, le départ se fera de Bruxelles-Midi toutes les heures de 6h24 à 18h24. Soit au total, 13 liaisons de plus, dans chaque sens. Visé et Bressoux seront respectivement à 69 et 59 minutes de Bruxelles.
Verviers aura aussi un deuxième relais vers Bruxelles puisque le train démarrant de Verviers toutes les heures 03 arrive à Liège à l’ heure 27, permettant la correspondance avec l'ICO des heures 34. Deux autres communes profitent également de cet avantage : Pepinster et Angleur. Par ailleurs, les voyageurs venant de Flémalle-Haute, Jemeppe, Pont-de-Seraing et Sclessin dont l’omnibus arrive en gare à l’heure30, bénéficieront aussi du gain de temps.
Avec ces modifications (mais sur d’autres lignes également), la SNCB et ces changements d'horaires couplés à l'amélioration des liaisons la SNCB espère ainsi répondre à une augmentation de l'offre qui s'inscrit dans le cadre de son objectif de base : une croissance de 25 pc du nombre de voyageurs sur la période 2006-2012.

L’avenir est au bout des voies…

L’ICO assure dorénavant une nouvelle connexion internationale performante et directe entre Maastricht, Liège et Bruxelles avec un gain de 30 à 45 minutes pour les voyageurs. Grâce à l'amélioration des correspondances à Liège, Maastricht sera à 2h57 minutes de Paris en Thalys au lieu de 3h56 actuellement et Londres à 3h26 minutes. Et tout ça de centre de ville à centre de ville.
Ce n’est évidemment pas pour rien que les responsables politiques des trois villes concernées étaient unanimes à dire que ces nouvelles liaisons ne pouvaient qu’être bénéfiques, tant d’un point de vue commerciale, mais aussi économique, culturel et touristique.

Comme devait l’expliquer Willy Demeyer : « C’est depuis 2004 que les villes de Liège et de Maastricht ainsi que les sociétés de chemin de fer belge et néerlandaises, participent au projet européen HSTConnect dont l’objectif est de connecter toutes les grandes villes de l’Ouest européen aux lignes TGV. C’est dans ce cadre que Liège et Maastricht ont travaillé pour cette dernière puisse se relier au réseau TGV via Liège et sa nouvelle gare TGV. »
Comme on nous le dira également, les négociations n’ont pas été des plus faciles au niveau néerlandais et il aura fallu que le bourgmestre de Maastricht aidé dans sa tâche par la Province du Limbourg hollandais mouille sa chemise pour convaincre et son gouvernement et les chemins de fer SN de l’utilité de cette nouvelle ligne.
Le résultat, aujourd’hui on le connaît non seulement au niveau local, mais également au niveau international mais aussi de l’Eurégio Meuse-Rhin.
Et Willy Demeyer de conclure : « La présence de cette nouvelle ligne, tant au départ de Bruxelles que de Maastricht renforce le positionnement européen de Liège et lui donne une nouvelle perspective de développement économique, commercial, touristique et culturel… » Et nous en avons vraiment besoin.

Les photos de hauts en bas:
- Les participants à l'inauguration quai N°3
- Quelques minutes de retard.
- Le train historique
- La signature du certificat d'inauguration dans le train, de gauche à droite: Gerd Leers et Willy Demeyer
- Dans la salle gothique de l'hôtel de Ville de Bruxelles
- Phil Bastiaans le coureur automobile
- Le logo de l'opération
- De gauche à droite, Maggy Yerna, Freddy Thielemans et Gerd Leers





Gaston LECOCQ