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Economie

Mis en ligne le 30/11/2006

« Vesta », à l’instar des «Tournières» : l’économie sociale investit le marché de l’immobilier

Depuis 2004, un projet pilote porté par la coopérative « Les Tournières » est financé dans le quartier « Pierreuse » (avec Barricade) à Liège. Constituée à l’initiative d’habitants du quartier et du secteur associatif local, elle s’est donné pour objet d’acquérir des bâtiments, de les rénover et de les proposer sur le marché locatif une fois les travaux effectués.
Ce projet fonctionne bien, puisqu’à ce jour, deux maisons ont entièrement été rénovées et ont été relouées à trois associations et quatre ménages.
Ce projet démontre que l’économie sociale peut jouer un rôle dans le secteur immobilier et contribuer aux politiques de rénovation urbaine, dans des quartiers de grandes villes où les sociétés immobilières classiques n’investissent pas ou plus.
Ce jeudi 30 novembre Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Economie, de l’Emploi et du Commerce Extérieur, a proposé au Gouvernement la mise en place d’un projet spécifique qui permettra à des coopératives de s’investir dans le secteur immobilier en se portant acquéreuses de bâtiments, en les restaurant et en les proposant ensuite sur le marché locatif. Cinq ou six coopératives seraient constituées dans le cadre de ce projet intitulé « VESTA », du nom de la déesse romaine du foyer.
Il ne s’agit pas logements sociaux mais bien de création de sociétés immobilières à finalité sociale. Autrement dit, leur but sera d’être attentives à investir dans des quartiers où, à priori, les autres entreprises du même type ne se positionnent pas ; de plus, elles veilleront à prévoir l’introduction de clauses sociales dans les marchés de restauration des immeubles. Enfin, ces structures respecteront les critères de l’économie sociale, dont notamment celui qui prévoit la non-rémunération (ou la rémunération limitée) du capital.
Le ministre Marcourt a donc proposé à la SOWECSOM (Société wallonne d'économie sociale marchande) :
- de mettre sur pied un comité d’accompagnement général du projet ;
- de sélectionner les projets de coopératives qui seront soumis dans le cadre de « VESTA », et de leur allouer une subvention dont le montant maximum, par coopérative, ne pourra excéder 95.000 €. Et ce, afin de couvrir partiellement leurs coûts salariaux, de fonctionnement et d’expertise.
D’ores et déjà, plusieurs institutions ont marqué leur intérêt sur le principe du projet : le Fonds Fédéral pour l’Economie Sociale et Durable, le Groupe Arco, Ethias et Crédal.
Enfin, à l’instar du projet « Tournières », ces coopératives devront permettre la participation de citoyens, d’associations ou d’autres entreprises locales désireuses de s’y investir.
Il s’agira ensuite de s’assurer d’une mise en œuvre efficace des travaux. A ce titre, les coopératives devront, pour en assurer la réalisation, faire appel à des entreprises du bâtiment qui devront intégrer dans leurs offres des clauses sociales – principalement sous forme de partenariat avec des EFT (Entreprises de Formation par le Travail) ou des EI (Entreprise d’Insertion).
Au total, 320.000 € seront consacrés au lancement du projet « VESTA » qui devrait permettre la création d’emplois dans le secteur de la construction et la participation à la rénovation de quartiers des grandes villes.





Ga . L.