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Musique

Mis en ligne le 30/11/2006

L’ «Orphée aux enfers »


Quelle est la plus festive des musiques ? Si je vous réponds : le célèbre « galop infernal » du « french cancan », vous conviendrez que c’est un choix peu contestable. Et d’où est extraite cette composition ? Du premier chef d’œuvre de Jacques Offenbach, créé en 1858 pour l’ouverture de son théâtre des « Bouffes parisiennes » et agrémenté d’éléments neufs en 1874 : « Orphée aux enfers ». Pour ses dernières fêtes liégeoises de fin d’année, le Directeur général Jean-Louis Grinda a confié à ses complices habituels de l’O. R. W. (Claire Servais pour la mise en scène, Barry Collins pour la chorégraphie, Frédéric Roels pour la dramaturgie, Jorge Jara pour les costumes, Jacques Châtelet pour les lumières, Edouard Rasquin pour la direction des chœurs, etc…) une nouvelle production de cet opéra-bouffe en deux actes et quatre tableaux dont le livret est dû aux plumes d’Hector Crémieux et de Ludovic Halévy. Pour ce spectacle idéal en cette période, « le travail scénique de l’équipe artistique en place, passée maître en la matière, laisse présager » (nous dit-on) « des moments irrésistibles où alterneront le rythme et la couleur, l’humour et l’émotion, le burlesque et le tragique ».

A la douzaine de cantatrices et chanteurs (avec Marie Devellereau - la photo- et Alain Gabriel en Eurydice et Orphée, Christine Solhosse incarnant « l’opinion publique » et avec Patricia Jumelle en Junon, Jean-François Vinciguerra et Vincent Heden en Jupiter et Mercure, Jean-Philippe Corre en John Styx et un nouveau venu Loïc Félix en Pluton et/ou Aristée, …), s’ajouteront une douzaine de danseurs, en plus de l’orchestre (dirigé par Didier Benetti), des chœurs et de la maîtrise (dont Jean-Claude Van Rode est responsable) de l’Opéra Royal de Wallonie ainsi que des enfants de la classe de violon de l’Académie Grétry.
Dans des décors dus à Dominique Pichou, nous sera ainsi proposé un spectacle qui « trouve un juste équilibre entre la parodie et l’émotion », où « la bouffonnerie ne s’exerce jamais aux dépens d’une sentiment vrai » car « la tendresse est toujours présente et fait vibrer la musique ». L’O.R.W. représentera sept fois cette nouvelle production (la précédente datant de fin 1989) : d’abord au Théâtre Royal de Liège (Tél. : 04 221 47 22) les vendredi 22, samedi 23, mardi 26, jeudi 28 et vendredi 29 décembre à 20 heures ainsi que le soir de réveillon de Nouvel An, le dimanche 31 décembre à 20 heures 30’ (un repas festif précédant, sur réservation, cette représentation) puis au Palais des Beaux-Arts de Charleroi (Tél. : 071 31 12 12) le samedi 13 janvier 2007 à 20 heures.

Deux récitals : un de Noël et l’autre de l’an neuf
Ce dimanche 10 décembre à 17 heures, au Théâtre Royal de Liège, le baryton-basse Werner Van Mechelen (la photo) , accompagné du pianiste Josef De Beenhouwer, donnera un récital axé sur Noël dans le « lied » allemand. Incarnant à l’O.R.W. notamment Alberich dans le « Ring » de Wagner puis Mandryka dans « Arabella », Werner Van Mechelen est très apprécié des « Amis de l’O.R.W. » qui lui ont décerné leur « Grétry de Cristal ».

Quant à l’année 2007, elle s’ouvrira le dimanche 7 janvier à 17 heures par un récital du jeune et remarquable ténor Rolando Villazón accompagné, comme il le fut à Paris, par l’orchestre de l’O.R.W.. Nous vous en reparlerons non pour attirer plus de monde (il ne restait quasi plus de places il y a plusieurs semaines déjà) mais parce que le consul honoraire du Mexique que je suis se réjouit déjà de l’accueil qui sera réservé à cet artiste mexicain à Liège.





Jean-Marie ROBERTI