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Expositions

Mis en ligne le 09/11/2006

Palestine, carnet de notes : aux Chiroux jusqu’au 1 décembre - Véronique Vercheval, une photographe qui s’engage vers l’espoir


Rien de plus dangereux que la vérité des images quel que soit le conflit. Ce piège là, Véronique Vercheval l’évite complètement tout en étant depuis ses premières photos très impliquée dans tous les combats humanitaires. 25 ans de regard sur les autres, une passion pour son art en noir et blanc et ce n’est pas un hasard si elle a aussi été à l’initiative avec son époux du musée de la photographie de Charleroi.
Ce qu’elle montre ce n’est ni l’horreur, ni la désolation mais le paradoxe d’une vie réelle,à travers tout, la joie de retrouver des amis vivants, le plaisir de discuter entre amis, l’importance de continuer à suivre des cours…
Bien sûr il y a de la tristesse dans certains regards, bien sûr la haine fait aussi partie des yeux,bien sûr le sourire moqueur peut être une arme et le sourire naïf ou le regard soucieux de jeunes soldats israéliens une défaite…
Véronique Vercheval a évité un deuxième piège, celui de diaboliser les occupants du territoire palestinien. Au "check point", à cet endroit de contrôle qui est une contrainte journalière humiliante, les Berlinois ont connu cela en 1945 jusqu’à la chute du mur, Véronique Vercheval a su photographier l’insolite.
Une bourge palestinienne en burka quasi Chanel faisant le V de la victoire à la Winston de l’intérieur de sa Mercedes, des jeunes filles qui se foutent de la tête de jeunes soldats hébreux mais sans justement que la haine ne les séparent, des jeunes femmes étudiantes universitaires à Gaza que l’on croirait en plein campus du Sart Tilman, «non voilées et résistant à la pression» souligne la photographe.
On s’embrasse sous les décombres, on fait ses courses, on fume un narghilé dans un endroit à la mode et branché, des gosses jouent vraiment, entourent une brebis et ne cherchent pas à prendre la pose avec une pierre dans la main…
C’est tout cela que nous fait découvrir Véronique Vercheval…

Centre Culturel des Chiroux, rue des Carmes ; Entrée gratuite. Accessible de 14 à 18 h et les soirs de spectacles.





Jean-Pierre KEIMEUL