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Société

Mis en ligne le 15/10/2006

VOO, nouvel acteur du «triple jeu»


Trois charmants bébés ont fait leur apparition sur les chaînes publiques, privées et locales de la Région Wallonne et à Bruxelles-capitale. Trois charmants bébés pour annoncer la naissance de « VOO », le nouvel opérateur qui, dès le 23 octobre prochain, va proposer aux personnes « câblées » un « triple jeu » composé de la télévision numérique, le téléphone et Internet à haut débit. Cette campagne publicitaire qui bat son plein pour le moment a été en fait officialisée vendredi dernier à Bruxelles où les responsables de VOO, ont présenté leur « bébé ».
Pour rappel, VOO est issu de l'union, lancée en avril dernier, des câblo distributeurs ALE-Teledis (Liège) et Brutélé (Bruxelles-Charleroi).
Comme le dira Jacques Vandenhaute, le président de Brutélé, lors de la conférence de presse de vendredi : « Nos défis sont clairs: imposer cette nouvelle marque et cette notion simple, le "triple play", mais encore révolutionnaire pour bien des gens ».
Cette nouveauté s’appuie sur la technologie du câble et notamment le câble à fibres optiques.

Le but est d’offrir la téléphonie, Internet et la télévision numérique moins chère que celle de Belgacom mais aussi de développer et de maintenir en Wallonie et à Bruxelles, une grande société de télécommunication 100 % belge et à majorité francophone et de garder la maîtrise du câble.
Il faut savoir que les deux télédistributeurs (ALE-Teledis et Brutélé) couvrent ensemble 613.000 foyers à Bruxelles, Charleroi et Liège. Et si actuellement aucune offre précise pour le « paquet » des trois services intégrés n’est pas encore connue, les représentants de VOO estiment que, « Si on additionne la redevance au câble, l'accès au Net d'entrée de gamme et les communications nationales illimitées, la facture s'élèvera à moins de 50 euros par mois et l'on pourra se passer totalement de la ligne Belgacom. »
Pour Stéphane Moreau, directeur général de l’ALE : «« Nous ne nous adressons pas à un marché vierge. Plutôt que de faire violence à nos clients actuels en leur imposant une offre combinant les trois services pour un montant unique, nous avons préféré leur proposer nos produits à la carte. On reviendra d'ici quelques mois avec une offre combinée avantageuse. »
Quant à Jean-Marie Valkeneers, le responsable « communication » du groupe , il nous confiera : « Il est évident que nous n’allons pas proposer des cadeaux à nos nouveaux clients et rien de plus à ceux qui le sont déjà… »


Dans la pratique :

En télévision : pour bénéficier du bouquet de chaînes numériques de VOO, il vous faudra acheter un décodeur identique à celui de « Be TV », pour 99 euros. Avantage : sans augmentation de la redevance télédistribution actuelle qui est de 26,38 € (TVA comprise) pour 2 mois, vous recevrez, en qualité numérique (meilleure image et meilleur son) l'offre analogique actuelle (45 chaînes à Bruxelles et 35 en Wallonie) avec en plus : LCI, France 4, France 5 en version 24 heures sur 24, RAI 2 et 3 et bientôt BBC 3 et 4.
Il vous aussi toujours possible d'installer plusieurs télés dans la maison (une seule en mode numérique) et aussi de regarder un programme pendant que l'on en enregistre un second.
Pour Internet à haut débit : Les offres Internet de l'ALE et de Brutélé, qui ont déjà séduit 80.000 clients à Bruxelles et en Wallonie, ont été uniformisées. Les nouveaux abonnés devront s'acquitter de frais d'activation de 60 euros et s'équiper d'un modem câble coûtant 75 euros. Quant à l'offre standard, elle coûtera 33 euros par mois pour un débit de 4 Mbps. C'est moins cher que l'ADSL de Belgacom et c’est d’autant plus appréciable lorsque l’on sait que cette offre standard permet le téléchargement illimité ce qui existait déjà chez Brutélé et qui le deviendra désormais pour les clients de l'ALE.

Pour le téléphone : dès le 23 octobre, les clients de VOO pourront téléphoner sur le câble et abandonner complètement la ligne de Belgacom. Le nouveau modem dispose de deux entrées pour connecter des téléphones traditionnels et les utiliser sur le câble. Les actuels abonnés de Brutelé et de l'ALE qui disposent déjà d'un accès au Net pourront échanger leur modem actuel pour un montant forfaitaire de 25 euros. On pourra conserver son numéro de téléphone et l'utiliser sur le câble sans frais de transfert supplémentaires.
Pour 15 euros par mois, toutes les communications nationales seront gratuites.
Pour ceux qui téléphonent peu, un forfait de 7 euros par mois permettra de téléphoner à un tarif inférieur à celui de Belgacom c'est-à-dire à environ 20 % de moins par communication.

Vous découvrirez en détail toutes ces offres sur www.voo.be Vous pourrez aussi téléphoner au 0800/800.25

Tout bon pour l’emploi en Wallonie ?

Mais quoi qu’il en soit, cette naissance dans le monde de la télécommunication est déjà prometteuse.
En effet, dans le cadre du rachat des activités de télédistribution de plusieurs autres intercommunales wallonnes, l’ALE-Teledis et Brutelé (6130.000 abonnés) qui sont sur le point de fusionner, sont apparemment les seules qui pourraient allonger les 475millions d’euros nécessaires à ce rachat.
Par ailleurs, dans le cadre de l’absorption de l’intercommunale liégeoise d’énergie SOCOLIE, l’ALE deviendrait un groupe pesant plus d’un milliard et demi d’euros.
Pour Jean-Claude Van Cauwenberghe : « Je préfère m'allier avec les Liégeois, même s'ils sont dominants dans la nouvelle structure, car c'est la meilleure solution qui s'offre à nous pour assurer l'unicité du câble wallon et le maintien d'un service public de télédistribution pour l'ensemble des citoyens. » Quant à Jacques Vandenhaute, lorsqu’on lui demande si les synergies ne vont pas gruger l’emploi : «C’est vrai que généralement les synergies se marquent souvent par des contractions du personnel. Mais ici c'est l'inverse qui va se produire. En effet, nous sommes en pleine expansion et nous allons embaucher. »
Quant au député provincial André Gilles, président de l’intercommunale ALE : « Notre but premier était avant tout de maintenir l’emploi en Wallonie. Nous sommes dans le domaine des nouvelles technologies, domaine en plein développement qui demande des techniciens spécialisés que nous pouvons former en région liégeoise .et la collaboration est possible avec l’Université de Liège. Pour l’économie future et l’emploi dans le bassin liégeois, c’est un fameux défi pour le service public ».





Gaston LECOCQ