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Politique

Mis en ligne le 29/09/2006

Une majorité qui mérite de continuer


Mercredi soir, la Violette brillait de mille feux. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En effet, dans le cadre de ses émissions préélectorales, la RTBF avait choisi la Cité ardente pour un débat mettant en scène les deux têtes de liste de l’actuelle majorité et les deux têtes de liste de l’opposition. C’est ainsi que d’un côté nous avions le bourgmestre socialiste Willy Demeyer (candidat à sa réélection) et Michel Firket (cdH) et de l’autre, la tête de liste Ecolo, à savoir Bénédicte Heindrichs et la tête de liste MR, Didier Reynders. Disons tout de suite que ce débat en aura déçu plus d’un. En effet, plusieurs dizaines de personnes qui avaient pourtant réservé par l’intermédiaire de la société DMP se sont vu refuser l’accès au débat qui se tenait dans la grande salle des pas perdus de la Violette, par manque de place et d’autres, ont dû rester près de deux heures debout alors qu’en principe tout le monde devait être assis.

Déçus aussi les Liégeoises et les Liégeois de l’image que des reportages tournés par la RTBF, dans le style « hard-RTL-TVI) ont donné de notre ville, dans l’unique but de faire de l’audimat ou de passionner le débat. Mais ces Liégeoises et ces Liégeois savent quand même que Liège ce n’est pas ce qu’on leur a montré. Déçus aussi ceux qui auront remarqué que non seulement François De Brigode et Valérie Druitte (la photo ci-contre), les deux journalistes animateurs du débat, non seulement ne connaissaient pas vraiment très bien la problématique liégeoise, mais qu’indubitablement ils tenaient à faire la part belle à l’opposition. Et qu’on ne vienne pas me dire le contraire. J’y étais.

Des diatribes comme au Conseil communal

C’est autour de quatre grands sujets que le débat de mercredi soir a surtout été orienté : la drogue, la propreté, la mobilité et les grands travaux…
En fait de débat, j’ai eu l’impression de me retrouver à l’une ou l’autre séance du Conseil communal que j’ai pratiquement suivi de bout en bout depuis 6 ans.
En effet, nous avions d’un côté les représentants d’une majorité (la photo) qui a, même si tout n’est pas parfait, réussi à faire de la Cité ardente, une ville de plus en plus en plus agréable, dans laquelle les investisseurs et les habitants commencent à revenir, où les taxes communales ont été légèrement diminuée, où de grands chantiers nécessaires se sont terminés et d’autres en cours, où des friches comme Bavière et le site de l’Espérance Longdoz (Médiacité) ou des projets se sont vu octroyer des permis d’urbanismes (et donc pourront se poursuivre) et une ville ou aussi la criminalité a diminué de plus de 14 % depuis 2000. Ce n’est évidemment pas si mal d’autant plus que si on ajoute à ça un budget en équilibre d’une façon récurrente depuis plusieurs années, on n’a pas trop à se plaindre.

Et de l’autre côté nous avions une opposition Ecolo-MR qui, comme à son habitude n’a émis que critiques sur critiques, souvent infondées, injustes, voire carrément fausses et mensongères.
C’est ainsi qu’il ne faut pas croire Didier Reynders lorsqu’il dit que le « plan drogue » que Willy Demeyer essaye de mettre sur pied depuis 6 ans, se résume à l’ouverture de coffee shop (comme à Maastricht) ,de salles d’injections ou de distribution d’héroïne. En effet, et Didier Reynders le sait très bien, si on veut à Liège juguler la problème de la toxicomanie (qui est aussi un problème de santé) et réduire la criminalité qui en découle, des lois doivent être modifiées au niveau Fédéral et des accords conclus au niveau des Etats. Le premier ministre avait d’ailleurs annoncé, à Liège, il y a plus de deux ans, que Liège serait une ville pilote en la matière, mais rien n’a bougé ; Pourquoi, parce comme l’a répété Willy Demeyer, il y a dans la majorité fédérale, plusieurs partis flamands qui s’opposent à ce plan…
Pour Didier Reynders, comme son équivalent français Sarkozy (mais ce dernier est nettement plus intelligent), la drogue, c’est « la tolérance zéro ».
Sur un autre sujet, il est également faux (et tant Willy Demeyer que Michel Firket ont réagi dans le même sens) de dire que l’on ne sait pas encore ce que l’on va faire au Grand Curtius.

Et toutes les interventions et même celles de Bénédicte Heindrichs qui m’ont semblé fort peu intéressantes et crédibles pour l’avenir ont été du même tonneau.
Un autre exemple : alors qu’un reportage (le seul qui ait été un tant soi peu positif) de la RTBF, montre que la Ville a fait d’énormes efforts sur la propreté, n’entendons-nous pas la tête de Liste Ecolo dire qu’il faut améliorer la propreté dans certains quartiers et Didier Reynders renchérir en disant qu’il faut privatiser le service. Alors que justement la Ville vient d’engager du personnel et du matériel pour ce travail
Enfin, pour clôturer ce débat où l’on a vu un Didier Reynders plus agressif, poujadiste et arrogant que jamais, vouloir pourfendre une majorité qui a répondu point par point, de manière correcte et sans jamais se démonter, il a fallu que les "rtébéistes" de service en viennent avec deux « affaires » qui ont quelque peu secoué la majorité il y a quelques semaines.

Un bourgmestre virtuel…

Il s’agit de « l’affaire Marneffe » (qui a démissionné depuis) et dont le dossier est actuellement en cours d’instruction (donc présomption d’innocence) et de «l’affairette » « Mévis », l’échevin de la Jeunesse et des sports qui a payé une transaction de 250 euros, suite à une affaire « d’injure raciste !!!» à l’encontre d’un chauffeur « blanc » du ministre Michel Daerden (cherchez l’erreur) , il y a plus de deux ans, suite à un problème de roulage.
Willy Demeyer, avec la force tranquille qu’on lui connaît et aussi ses connaissances en droit pénal, a vite remis Didier Reynders, qui tentait de faire de ce sujet une fameuse flambée démagogique voire poujadiste, en rappelant qu’il n’y avait pas lieu de condamner qui que ce soit avant la justice (pour l’affaire Marneffe) et qu’en ce qui concernait « l’affairette Mévis », celle-ci, qui ne mérite vraiment pas que l’on s’y intéresse était terminée et qu’il gardait toute sa confiance à l’échevin.

Si la tête de liste Ecolo, qui a aussi parlé des trams et des vélos, n’a pas dit qu’elle refuserait de s’allier au MR si c’était nécessaire pour former une majorité, si le MR qui n’exclut aucune possibilité se voit déjà bourgmestre ; Willy Demeyer et Michel Firket estiment que Liège est sur la bonne voie et qu’il y a encore pas mal de bon travail à faire ensemble (bien qu’il n’y ait pas d’accord signé).
En ce qui nous concerne, il nous semble que finalement, les critiques mal argumentées et les absences de solutions et de projets de l’opposition ont donné une sorte de feu vert à l’équipe en place pour qu’elle continue effectivement ce qu’elle a commencé, rendre à Liège son statut de métropole régionale.
Ah oui, j’oubliais, la seule fois ou Willy Demeyer est sorti de la réserve et de la bonhomie qu’on lui connaît (ce qui n’est pas du tout, à notre estime, un défaut), c’est lorsqu’il a qualifié Didier Reynders de : « vous êtes le bourgmestre virtuel d’une ville virtuelle dont vous êtes un citoyen virtuel ».
De toutes manières, le 8 octobre, il n’y aura plus rien de virtuel, mais attention à celles et ceux qui essayent de ratisser large en essayant de récupérer des voix de l’extrême droite. On vous aura prévenu.

Les photos de haut en bas:

- La Violette brillait de milles feux
- François De Brigode et Valérie Druitte
- Bénédicte Heindrichs et Didier Reynders
- Willy Demeyer et Michel Firket
- La salle des pas perdus pendant le débat.





Gaston LECOCQ