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Politique

Mis en ligne le 19/09/2006

Au PS liégeois : militer hier, en débattre aujourd’hui…

Place Sainte véronique local du PS, un samedi après midi en pleine fête de Wallonie,au programme, pas de saucisses de « campagne », mais un intitulé proche de « l’heure du conte ». Il était proposé aux participants d’évoquer « le militantisme de leurs 30 ans »
Cela ne pouvait déboucher que sur une formidable envie des anciens de « booster » les nouveaux.
Se sont succédés : témoignages d’histoire sociale, témoignages d’engagements personnels. En face d’eux : des jeunes qui ont osé parler de leur désarroi, de leur incompréhension du monde politique, de leurs attentes.

« Apprenez-nous »

Tous et toutes n’avaient pas le même « bagage ». Des candidats JS en piste, à l’image de Nathalie Rutten ont assimilé davantage de notions d’histoire…
Mais quelque part, sans forfanteries, ils étaient très heureux du succès de ce type de débat.
Inquiétant ou logique ? Bon nombre de jeunes ont déclaré ne pas avoir de repères politiques. Il y avait presque un « apprenez-nous » qui n’était pas un jugement sur leurs parents, mais un regret de ne pas avoir été mis dans la confidence. Par contre les papys et les mamys avaient l’air d’avoir inculqués quelques images fortes à leurs petits enfants…

« A chaque génération de s’attaquer aux inégalités nouvelles. »


Ce que les militants d’hier ont racontés aux militants de demain c’est qu’il n’y a rien d’acquis fondamentalement sans combat de chaque génération qui apporte son « régulage » aux inégalités nouvelles.
Qu’être de gauche ou de droite, socialiste, catholique ou libéral se sont des valeurs démocratiques qui sont là pour s’opposer mais aussi composer… Qu’évidemment comme le soulignait Annie Masset « la révolution de la rue n’est pas la révolution des cabinets ministériels »
Jean Pierre Hupkens, l’un des initiateurs du débat a fait ses premières armes à « Pour le Socialisme », l’époque du journal Pour et de la dénonciation des camps « de vacances » de l’extrême droite. Tiens cela n’aurait pas rapport avec une certaine actualité récente ?
Il nous parle toujours d’utopie, mais ce quinqua, 52 ans, la module à l’aune de ses expériences de la vie.
« l’utopie c’est la réduction permanente des inégalités dans la société. » « C’est important de faire comprendre que les arbitrages politiques doivent se faire avec une vision de politique sociale, une vision de gestion de la ville »
Il y eut des intervenants aujourd’hui anonymes qui étaient sous le soleil des luttes en 36, des femmes et des hommes politiques encore dans le bain et ayant été acteurs de leur grève, de leur révolte, de leur combat interne dans leur propre parti.
Ce fut l’occasion de rencontrer en quelques heures des témoins de la grève des femmes de la FN, Annie Masset qui symbolisait « les grands magasins » à la manière d’Arlette Laguiller, Gaston Onkelinx qui n’était pas alors le « papa » de Laurette, mais un militant du noyau dur de la sidérurgie. Englebert Renier qui fut un des fers de lance de la CGSP enseignement lors de la « guerre scolaire » et dans son combat pour la défense de la laicité..
Claude Emonts qui écoutait plus qu’il n’intervenait mais a toujours au cœur sa rencontre au Chili avec Allende…
Madeleine Mairlot discutant avec une jeune militante d’Attack glissa sur sa jeunesse communiste et l’influence de René Beelen son beau-père qui fut président du parti communiste dans les années soixante…

« Le socialisme de ma jeunesse »

Chacun y est allé du « socialisme de sa jeunesse », un excellent aide mémoire pour se pencher sur le socialisme des jeunes d’aujourd’hui.
On n'a plus chanté l’internationale mais on s’est tous retrouvés au bar. Les « cocas » ont tenté une percée face aux bières des anciens mais ils n’ont pas eu la majorité…





Jean-Pierre KEIMEUL