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Culture

Mis en ligne le 18/09/2006

Les prix culturels 2006 de la Province


Après les «prix sportifs» du vendredi et ceux «folkloriques et touristiques» du samedi, le dimanche des «Fêtes de Wallonie» est dédié maintenant à la remise des «Prix Culturels» et «Coup d’éclat», décernés par la Province et plus particulièrement par son département « Culture » géré par Paul-Emile Mottard.
C’est devant un parterre composé d’un public nombreux et de personnalités liégeoises (voir la photo plus bas), et avant le concert donné par les Chœurs de l’Opéra de Wallonie que Paul Emile Mottard a remis, sous le chapiteau au cœur du Palais des Princes-Evêques, les différents prix, «Prix des critiques wallons», «Prix de littérature dramatique wallonne» et «Coups d’éclats», après avoir dressé succinctement le portrait de chaque lauréat.

Prix des critiques wallons 2006 : Théo Hébrans

Avant de remettre à Théo Hébrans, (la photo ci-dessous), le «Prix des Critiques wallons 2006», concrétisé par une œuvre de Victor Xhonneux, «L’Amblève à Remouchamps», Paul-Emile Mottard dira notamment :
«J’ai le plaisir aujourd’hui d’accueillir un enfant d’Outremeuse, car c’est là que naquit Théo Hebrans.

Le théâtre c’est sa passion, sa raison de vivre. Dès ses études en effet, il prit goût à ce théâtre qu’il allait si bien servir durant des années, en interprétant diverses pièces en langue française. C’est avec les « Amis de la FN », de Herstal qu’il débuta au théâtre wallon en 1962.
Dès la saison 1966-1967, il entre au Théâtre communal wallon du Trianon sous la direction de Mademoiselle Jenny d’Inverno. Il sera engagé définitivement la saison suivante avec Monsieur Eddy Lantin à la direction. Les années passant, il devint lui-même Directeur du Théâtre communal wallon du Trianon à partir de la saison 1994-1995. Théo Hebrans ne court pas après les honneurs et pourtant les prix, il connaît. Il sortit tout d’abord 1er avec la plus grande distinction des Cours provinciaux d’art dramatique. Il reçut ensuite le Prix du Mérite Wallon du Gouverneur de la Province de Liège en 2001, lors du gala « Tchantchès », de Théo Baudouin et Michel Duchatto dont il assumait le rôle titre. Mais Théo Hébrans c’est surtout une longue carrière, 40 ans de théâtre, dont 12 à la direction du Trianon, c’est plus de 900 pièces et une trentaine de télévisions à son actif, parmi lesquelles « La Danseuse du Gay Moulin », de Georges Simenon.
J’en m’en voudrais enfin de passer sous silence son actualité, comme on dit dans les émissions de télévision, puisque Théo Hebrans a également joué dans le film de Lucas Belvaux « La raison du plus faible » sélectionné à Cannes en 2006 et présent depuis quelques jours sur les écrans liégeois.»

Prix de littérature dramatique wallonne 2006 : Thierry de Winter


Avant de remettre à Thierry de Winter (photo ci-dessous) le prix, constitué d’un diplôme et d’une somme de 1240 euros, Paul-Emile Mottard présenta le lauréat :

«Le jury 2006 du Prix de littérature dramatique wallonne, cette année, a souhaité saluer un auteur encore jeune, pour son activité dans le domaine du théâtre wallon : Thierry de Winter. Régent en langues de formation, il est actuellement rédacteur et traducteur pour l’hebdomadaire Budget Hebdo de Test-Achats.
Mais ce n’est évidemment pas cette activité qui lui a permis d’être distingué aujourd’hui. Après avoir participé à des stages d’écriture dramatique organisés par l’Union culturelle wallonne, il s’attela à l’adaptation de pièces en wallon liégeois. Spectateur assidu et passionné des comédies du théâtre du Trianon, du Studio Théâtre de Liège, de diverses troupes amateurs ou encore de l’Arlequin, le démon de l’écriture le fourmillait. C’est ainsi qu’il rédigea la pièce « Al grande brantche dè vî tchinne » qui après avoir été présentée à un concours du service des langues endogènes de la Communauté française, lui permet maintenant d’être distingué par ce Prix de Littérature dramatique wallonne. »

Prix Coup d’Eclat : à Alice Lorenzi et « Eté 67 »


De «Coup d’éclat» qui est composé d’une oeuvre en cristal du Val Saint-Lambert et qui en est à sa deuxième édition, Paul-Emile Mottard dira : « Consacrer un créateur, si c’est un plaisir et un honneur, cela reste sans grande originalité néanmoins… accorder une reconnaissance (aussi modeste soit-elle) à un artiste encore peu connu du grand public, c’est un peu comme regarder confiant vers demain, anticiper une carrière, devancer un succès … Comme le bonheur qui n’est peut-être que le pouvoir de savourer l’instant présent, le Prix Coup d’Eclat déclinera au fil des ans des instantanés enthousiastes et généreux. Notre volonté est d’encourager, de mettre en lumière un artiste dont le travail créatif est tout à la fois emprunt d’imagination et de qualité, de panache et de philosophie…Cette année le Coup d’éclat couronne deux lauréats, et deux c’est peu dire puisque l’un va à Alice Lorenzi, l’autre va au groupe ETE 67, qui eux sont six.»

Alice Lorenzi et la BD

« Alice Lorenzi. Alice Lorenzi est une vraie autodidacte. (Photo ci-dessous)

En 2003, lors de la publication de In de Vleestuin, elle s’impose directement comme une artiste pleine de personnalité, au langage graphique étonnamment abouti. Collaboratrice du collectif liégeois Mycose (prix du meilleur fanzine à Angoulême 2006), elle travaille également avec d’autres structures « underground » un peu partout en Europe.
Son travail va aboutir finalement à une publication plus professionnelle lors de la parution des Heures de verre aux éditions La cinquième Couche (Bruxelles).
Son style graphique n’est pas « classique ». Ses circonvolutions végétales et son trait organique rappellent les tapisseries et les enluminures gothiques, alors que ses anatomies empruntent aux primitifs renaissants. De même, les thèmes s’éloignent de ceux habituellement traités en BD « classique » : pas d’aventures trépidantes, mais une ambiance onirique, morbide et des récits poétiques. Bravo à Alice Lorenzi. »

Eté 67

«L’autre lauréat, c’est ETE 67. (Photo ci-dessous)L’histoire de ce groupe me tient particulièrement à cœur, et pour cause, puisque leurs débuts sont intimement liés aux débuts de ÇA BALANCE PAS MAL. Formés en 1998, ils postulent lors de la première audition. Sélectionnés d’emblée, ils vont bénéficier de tout l’apport de ÇA BALANCE : un directeur artistique, l’enregistrement d’une démo au studio GAM de Waimes, et une programmation dans les concerts et tournées ÇA BALANCE. C’est ainsi qu’ils reviennent gagnants des Franc’off. Depuis ils ont pris leur envol, se sont adjoint un manager, une maison de production et ils viennent de signer avec un très gros diffuseur (CLEAR CHANNEL).
ETE 67, je suis fier de le dire, c’est un peu l’enfant de la Province et le fruit de cette volonté politique de favoriser les jeunes créateurs dans tous les domaines de la création. »





Gaston LECOCQ