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En Ville

Mis en ligne le 05/09/2006

Dernier conseil avant le 8 octobre


Après 3 années de déménagements, tout d’abord dans la salle du Conseil Provincial au Palais des Princes Evêques, puis dans la salle des pas perdus de la Violette et finalement dans l’ancienne salle des mariages, le Conseil communal a enfin retrouvé "sa" salle.
Celle-ci, après une année entière de travaux consacrés à sa restauration et à sa rénovation aura coûté quelques 268.000 €. Des travaux effectués de main de maître, il faut le dire tant le résultat est d’une indéniable qualité, par les services techniques communaux comprenant les ateliers de peinture, la menuiserie et l’électricité.
Comme le dit le bourgmestre Willy Demeyer : « Des tâches qui sortaient de l’ordinaire mais qui ont permis de mettre en avant le savoir-faire digne des meilleurs artisans ».
Un travail d’autant plus délicat que la salle du Conseil est classée et inscrite sur la liste du patrimoine exceptionnel par la Région wallonne (qui a d’ailleurs payé les travaux) et qu’on ne pouvait donc y faire n’importe quoi au niveau de la restauration.
Dans le détail : tout le système électrique a été remis à neuf, les menuiseries, les planchers, les bancs du collège et des conseillers ont été restaurés de même que toutes les décorations aux murs et au plafond avec ses détails recouverts d’or fin. Une étude stratigraphique avait été réalisée au préalable, sur les décors peints et sur le plafond par L’Institut Royal du Patrimoine Artistique, afin de déterminer les teintes d’origine. Et c’est réussi…
C’est donc dans un certain confort que le Conseil communal de Liège s’est réuni pour la dernière fois avant les élections communales du 8 octobre prochain. Un confort à tous points de vue : d’une part pour le public qui pouvait bénéficier à son aise, dans l’ancienne salle des mariages, de la retransmission sur écran, de la totalité des débats du conseil, mais également à l’intérieur de la salle du conseil, pour l’ensemble des participants et de la presse avec cette fois, (même s’il y a eu quelques coupures de micros, mais l’appareillage technique n’est pas totalement terminé et doit encore faire son rodage) une acoustique parfaite.

Un peu d’électoralisme tout de même…

On aurait pu croire, à la veille des élections communales, que nous assisterions à une séance mouvementée au cours de laquelle, les partis de l’opposition (MR et Ecolo) auraient profité de notre présence pour alimenter le débat, voire l’amplifier et vouloir lui donner une importance inappropriée. Et bien non ! Finalement, ce dernier conseil préélectoral [même s’il y a bien eu une intervention ironique de Didier Reynders vis-à-vis du PS à propos de la taille de certaines photos électorales (problème résolu depuis plusieurs jours d’ailleurs) et une autre de Christine Defraigne qui en veut (presque personnellement à Michel Firket) à propos du Cirque d’Hiver (pour Michel Firket il n’y a aucun problème et tous les dossiers sur le sujet sont disponibles et transparents)], était presque plus calme et plus posé que tous ceux que nous avons vécus pendant près de 6 ans. Du côté Ecolo, nous avons été particulièrement surpris de leur mutisme…alors qu’à la fin des vacances, ils avaient fait énormément de raffut à l’encontre d’un échevin suite à diverses rumeurs et autres faits non vérifiés au stade actuel.
Ce n’est que tant mieux pour la démocratie d’autant qu’un sujet sérieux y a été évoqué, suite à une intervention de Jean-Maurice Dehousse (conseiller PS) : « Doit-on accepter de donner une place sur les panneaux d’affichages officiels placés par la Ville, aux partis d’extrême droite ? »

Un règlement communal qui dit non à l’extrême droite

C’est ainsi qu’après réunion des différents chefs de groupe, le règlement communal sur l’affichage électoral après avoir été remanié, a été voté à l’unanimité. Ce règlement sera en principe d’application dès le 11 septembre prochain lorsque l’on connaîtra exactement quels seront les partis présents sur les listes liégeoises (dépôt pour le 7 septembre).
Dans tous les cas, le règlement prévoit :
- les panneaux électoraux seront répartis de manière égale entre les différentes listes, à l’exception de celles qui propagent des idées portant atteintes aux droits de l’homme et aux libertés démocratiques. Il s’agit évidemment des différents partis d’extrême droite dont il est question.
- le règlement interdit également de placer des affiches sur des poteaux, électrique ou autres, se trouvant sur la voie publique.
- les colonnes Morris doivent rester à vocation culturelle et donc l’on ne peut y coller des affiches électorales.
- il est aussi interdit de coller des affiches entre 21 h et 7 h du matin.
Puisque l’on parle d’affiche, signalons qu’au cours de ce conseil, Didier Reynders n’a pas hésité à déplier (pensant sans doute qu’un photographe saisirait l’instant), un de ses calicots électoraux derrière son banc, ce qui a fait dire au conseiller cdH, Jean-Pierre Grafé : « Quand vous écrivez sur votre affiche « Votre bourgmestre » avez-vous le droit de vous arroger ce titre ? N’est-ce pas de l’usurpation ? » Et le ministre des Finances (qui s’affiche comme candidat bourgmestre si sa liste remporte le plus de voix) de rater sa réponse en demandant à Jean-Pierre Grafé s’il est admis laisser sur des affiches, des photos vieilles de 30 ans….

Liège : ville pilote en matière de problèmes liés à la toxicomanie


On connaît depuis qu’il est aux commandes de la Violette, l’importance que le bourgmestre Willy Demeyer accorde aux problèmes de la toxicomanie sur le territoire de la ville et tous les problèmes découlant de celle-ci.
Lundi soir, le conseiller communal cdH Serge Carabin souhaitait des éclaircissements sur la politique tant répressive que préventive en cours à propos de la toxicomanie à Liège a demandé au bourgmestre : « Que proposez-vous pour donner à tous nos visiteurs une image plus positive de la Ville ? »
Pour Willy Demeyer :

« La Ville de Liège a la chance d’avoir un large Réseau d’intervenants en toxicomanie, qui travaillent depuis plus de 20 ans à l’élaboration d’une politique cohérente. Depuis 1993, la Ville travaille à une politique globale et intégrée qui a permis de créer un centre de 1ère intervention, l’échange gratuit de seringues et une concertation à tous les niveaux d’intervention. Le plan stratégique liégeois rendu public en 2004, est uns suite logique du travail entamé depuis 2003. Néanmoins, dans l’attente des moyens humains et financiers sollicités auprès du Fédéral, je veille à la poursuite, avec les services concernés, des diverses actions visant à diminuer les nuisances engendrées par la consommation de drogues ».
Dans le domaine de la répression, Willy Demeyer a annoncé des nouveautés suite aux modifications d’une loi de 1921 donnant à la police de nouveaux moyens et notamment :
- autorisation pour un officier de police judiciaire de pénétrer en tous lieux et à toutes heures dans les endroits où se commentent des infractions.
- possibilité donnée au bourgmestre de frapper un établissement d’une fermeture administrative de 6 mois au lieu de 3 précédemment ;
- possibilité d’arrêter administrativement pour une durée maximum de 6 heures, toute personne se trouvant sur la voie publique sous l’influence de produits stupéfiants ou psychotropes.
Ce qui fait dire au bourgmestre : « Ces mesures devraient nous permettre de faire disparaître les scènes ouvertes de consommation, telles que l’on peut encore en rencontrer en différents endroits de notre ville. Cela aura pour effet de renforcer l’action publique face à l’impuissance actuelle devant certains comportements d’intoxication médicamenteuse. »
Au niveau de la prévention et d’autres alternatives, le bourgmestre a expliqué :
« La prévention dans les écoles, et vers les jeunes en général, est une priorité et concerne l’avenir. Toutefois, il y avait pour la Ville une réelle urgence à traiter ceux qui n’ont pu éviter de tomber dans la drogue.
Outre le travail effectué par les PO (Pouvoirs organisateurs d’écoles) et les centres P.M.S., la prévention primaire relève de la Communauté française et de la Province (Commission assuétudes). Parallèlement à ces initiatives, la Ville assure une mission d’information et de sensibilisation des adultes, via un policier spécialement formé, dans toutes les écoles qui en font la demande. Il s’agit d’un « module conférence » où l’on présente les différents types de produits et matériel de consommation, présents sur le marché » de la drogue. Ce module est bien entendu adaptable en fonction des publics et de l’évolution de la problématique.
La Ville forte de touts ces expériences et de son statut de ville-pilote en matière de drogues, coordonne depuis près d’un an un groupe de travail sur la problématique des mineurs en contact avec les rogues. J’attends tout prochainement des propositions concrètes de ce groupe de travail, qui réunit le Parquet de la jeunesse, la Police locale et le secteur associatif dont les acteurs spécialisés dans la prévention vers les adolescents et les jeunes. »

Grand’Poste et Bavière

L’échevin Michel Firket, quant à lui, a donné quelques nouvelles concernant l’évolution de l’avenir du bâtiment de la Grand’Poste, fermé depuis 4 ans (suite à une interpellation du conseiller cdH, Michel de Lamotte) et aussi concernant l’évolution du dossier « Bavière » (suite à une interpellation, une de ses dernières, du conseiller PS, Guy Moreau).
- Michel Firket a expliqué qu’en 2005, un candidat acheteur avait été retenu par la Poste, propriétaire des bâtiments superbes, mais l’affaire avait finalement capoté. Le bâtiment a été remis en vente par la suit et l’appel aux acheteurs potentiels clôturé le 7 août dernier. Aujourd’hui l’on sait que 7 candidats ont remis une offre et Michel Firket qui ne souhaite pas en dire plus pour l’instant (par soucis de confidentialité vis-à-vis des différents acquéreurs) estime que les investisseurs qui ont le plus de chance dans ce dossier, sont ceux qui prévoient une affectation touristique de haut niveau. L’échevin a aussi annoncé que La Poste devrait dévoiler le nom de l’acquéreur d’ici le 30 septembre. Mais pour que son projet se réalise, encore faudra-t-il qu’il respecte pas mal de conditions liées à l’Urbanisme et que ses garanties financières soient solides.
Pour Bavière, apparemment les choses sont plus claires. En effet, le terrain a bel et bien été acheté par le promoteur (voir article du 25 mars dernier http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=771&idrub=24) . Le projet qui prévoit la réaffectation du site de l’ancien hôpital universitaire et de l’Assistance publique (nom existant à l’époque) avec la création d’une centaine de logements, sera très prochainement soumis à enquête publique (début le 18 septembre) et une réunion est prévue avec les habitants du quartier le 19 septembre en fin d’après-midi. Pour l’échevin ce dossier suit son cours administratif sans problème et déjà d’ici la fin octobre, début novembre, l’investisseur commencera à y planter les arbres (il y en aura 500 en tout) qui feront partie du plan urbanistique autour desquels la nouvelle cité de Bavière devrait se bâtir.

Contrat programme « Les Grignoux »

Le Conseil a également approuvé l’adoption du contrat-programme liant la Ville de Liège à l’ASBL « Les Grignoux » qui a suscité une intervention négative du conseiller MR Pierre Gilissen qui estime que les Grignoux ne sont ni plus ni moins qu’une société de projection cinématographique. Il semble cependant oublier le travail pédagogique extrêmement pointu et professionnel mené au sein des Grignoux qui propose toujours des films de très grande qualité et qui ne sont programmés nulle part ailleurs. C’est une des raisons qui ont fait que si les composantes PS, cdH et Ecolo ont voté pour, le MR s’est abstenu. On se demande bien pourquoi ? Mais peut-être qu’un certain festival…y est pour quelque chose ?





Gaston LECOCQ