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Reportage

Mis en ligne le 24/09/2005

« Classix » : le Théâtre de la Place ouvre sa saison d’une manière royale, au propre et au figuré.


Ce vendredi 23 septembre, la salle du « Manège » du Théâtre de la Place a connu deux événements de première grandeur.
Pour le premier, il s’agissait de l’ouverture officielle des « Fêtes de la Communauté française » pour lesquelles la ministre-présidente Marie Arena, avait choisi la Cité ardente comme décors (un excellent choix et un très grand honneur) et pour le second, de l’ouverture officielle de la saison 2005-2006 du Théâtre de la Place (la première saison de son nouveau directeur Serge Rangoni) avec la prestation de « Classix, une création de théâtre circassien par la vingtaine d’acteurs acrobates, mimes, comédiens, musiciens issus de l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque de Bruxelles, dirigés par Virginie Jortay.

La partie officielle


Cette soirée fut, dans tous les sens du terme, un succès pour le Théâtre de la Place auquel avait été confiée la coordination des « Fêtes de la Communauté française 2005 ».
Tout d’abord, succès de présence et d’ambiance pour la partie officielle qui a réuni près de 600 personnes dans une atmosphère pas du tout guindée, dans le site du Manège. C’est qu’en Outremeuse, il n’y a pas de raison d’être guindé et c’est bien ainsi. L’ambiance n’y est que plus chaleureuse. S’y trouvait évidemment tout ce que Liège compte comme corps constitués ainsi que des ministres de la Communauté et de la Région Wallonne attendant avec impatience les invités de marque : Le Roi et la Reine, qui furent accueilli, comme il se doit, par le gouverneur Michel Foret, le bourgmestre Willy Demeyer, la Ministre-Présidente Marie Arena et Serge Rangoni, le directeur du Théâtre de la Place. Le tout d’une manière finalement assez décontractée comme cela se fait à Liège. Ensuite, le spectacle

Onirique, féerique, magique, comme le cirque


Deuxième succès : celui de la prestation de « Classix ». Le titre, on s’en serait douté, faisait référence au répertoire de la musique classique, à certains de ses « hits » en tout cas, qu’ils soient de Mozart, Mendelssohn, Albinoni, Moussorgski, Schubert et d’autres, habillement interprétée par Frédéric Bara (à la direction), Julien Carpentier, Claire Noëlle Fortrie, Fabienne Houzet, Sébastien Dewière, Germain-Cédric Robert, Aurélien Utz, Frank Beele et Jean Wieger, juchés sur des échafaudages judicieusement imaginés. Pas facile d’interpréter toutes ces œuvres d’une manière volontairement un peu décalée pour donner à l’ensemble une atmosphère ressemblant tantôt à Fellini ou encore à Kubrick.



Et que dire des acteurs, comédiens, mimes, acrobates dont la jeunesse, la générosité, la spontanéité, la fraîcheur nous ont fait découvrir le cirque autrement. Car c’était cela le but du jeu. Gagné. Ils ont réussi à nous émouvoir, à nous captiver et même sûrement aussi les plus blasés des spectateurs qui pensaient avoir tout vu. On le souhaite pour eux…
Pendant une heure et demie (et cela s’est passé tellement vite) Charlotte Boiveau, Candice Bordes-Paillet, Ester Maria Dazzo, Jeannine Ebnöther, Benjamin Eugène, Joan Ramon Graell Gabriel, Jan Haegens, Mika Netser, Jokke Vanderlinden et Amélie Venisse, ont emmené le spectateur dans une rêverie où le trampoline se fait table, les objets deviennent aériens et les armoires sujettes aux postures d’équilibre ! Que de tranches de vie montrées en si peu de temps que d’histoires racontées et avec quelle maîtrise.



Le public ne s’est pas trompé qui a d’ailleurs fait une fameuse et sonore ovation à la troupe et à ses musiciens, espérant un « bis ». Mais au cirque, comme au théâtre, ça n’existe malheureusement pas et c’est bien dommage.
Mais nous vous souhaitons de pouvoir assister aux prochaines représentations de « Classix » de samedi soir (20h15), dimanche (15 h) et mardi 27 septembre (20h15) sans quoi vous aurez raté quelque chose.
Après le spectacle, comme il se devait, le Roi et la Reine sont allés féliciter les acteurs de cette magnifique soirée et ensuite, les 600 invités ont participé à un « cocktail dînatoire » ma fois, bien sympathique. Dans tous les cas, la Cité ardente a, une fois de plus démontré qu’en matière d’accueil, mais aussi de « culture » elle pouvait rivaliser avec n’importe quelle métropole culturelle. Et c’est bien ainsi.




Légendes des photos de haut en bas:

- un orchestre bien sympathique accueille les invités
- le roi Albert II et la reine Paola montant les gradins pour rejoindre leur place parmi les 600 invités
- une scène du spectacle
- haut perché, comme au cirque
- une ovation méritée
- le Roi et la reine félicitent les acteurs





G. Lecocq