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Reportage

Mis en ligne le 16/08/2006

On a vu pour vous le "Quinze août" en Outremeuse

Eh oui! C’est ce mercredi après-midi, avec « l’Etermint da Mati l’Ohè » sa folle farandole dans toutes les rues du quartier, puis vers 22h30, sur la Passerelle avec le feu d’artifice offert par les forains installés autour de la place de l’Yser que se terminent les festivités du « Quinze août 2006 » en Outremeuse.
Et une fois de plus, le miracle liégeois s’est reproduit. Et si cette année, à cause de conditions atmosphériques particulièrement « èmacralantes », on aura peut-être connu un peu moins de foule que d’habitude, l’atmosphère unique, l’ambiance débridée et bon enfant, la convivialité da « D’jus d’là » aura été présente tout au long de ces 5 journées dédiée aux « Marie ».
Car comme nous l’écrivions en vous présentant le programme, « c’est toujours le 12 que commence, le 15 août en Outremeuse.
Le samedi 12, le « Grand marché aux puces » s’est déroulé sans trop de pluie « juste une petite averse de 10 minutes), quant au lendemain, plus de 150 enfants ont participé au cortège aux luminaires à l’occasion de la Saint Måcrawe.
Par contre, le 14 août, sera cette année à marquer d’une pierre très très humide. Mais dans l’ensemble, les « fêtes mariales d’Outremeuse » car avant le folklore, ce sont aussi des fêtes religieuses, auront attiré des dizaines de milliers de visiteurs et des quatre coins d’Europe, comme nous avons pu le constater en entendant pas mal de touristes.
Pour vous parler de ce « 15 août 2006 », (celui de l’an prochain marquera par ailleurs les 80 ans de la République Libre d’Outre-Meuse), nous n’allons pas faire trop de bla bla, d’ailleurs, à peu de chose près, chaque année on pourrait écrire la même chose, excepté bien entendu de parler des nouveautés.
Nous, cette année, nous vous livrons notre « 15 août » comme nous l’avons vu grâce à un reportage photographique assez complet, même si vous ne sommes pas allés partout. Nous doutons fort que la presse locale puisse vous donner autant de photos, c’est un des avantage d’Internet et pas le seul d’ailleurs. Et ces photos vous montrerons qu’il y avait du monde, que les gens s’amusaient et que finalement notre « 15 août » mérite peut-être aussi d’être reconnu comme « Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ».Alors, on commence la promenade…

Bouquet mouillé, pas de campes mais un Michel Fugain en forme.



Nous chaque année, nous commençons le 14 août par une visite à notre sympathique peintre ex-instituteur Jean Dengis qui propose ses toiles « Liège nos amours…nos souvenirs », dans les locaux de l’année de l’école de Coiffure de la Ville de Liège au début de la rue Surlet. Comme chaque année, c’est aussi le rassemblement bien sympathique des enseignants (avec son échevin d’ailleurs) communaux liégeois. L’ambiance y est toujours très chaleureuse et les toiles de Jean Dengis ainsi que le vin qu’il ramène de la région de Narbonne (où il habite depuis quelques années) y sont sûrement pour quelque chose.

Ensuite, on a mis le cap (avec le temps qu’il faisait on se serait cru en pleine mer) vers le Musée Tchantchès où, à 17 h pétantes, les valeureux et courageux « porteurs » ont sorti le fameux « Bouquet » de 7 mètres de haut, symbole coloré de la « fête aux Maries » et malgré la drache, ils sont allés faire l’aubade dans les rues du quartier en compagnie du band (courageux aussi) « Los Tchontchos » de Visé.

Par contre, le tir aux campes qui devait avoir lieu à 18 h a dû être annulée. En effet, la poudre noire utilisée par les artificiers de Herve n’aurait rien produit du tout.
Cela a permis à plusieurs dizaines de courageux d’assister aux répétitions de Michel Fugain, sur le podium de Radio Contact et cela malgré l’eau qui tombait à seaux…

Cette eaux n’a d’ailleurs pas découragé quelques milliers de spectateurs qui, lundi soir, malgré l’averse qui ne s’est arrêtée qu’aux alentours de minuit, on pu suivre pendant une heure et demie, le fantastique spectacle du toujours jeune Michel qui a revisité quelques uns de ses plus grands succès et a interprété quelques une de ses nouveautés. Quand on est « Comme l’oiseau » ou quand on sait « Faire la fête », ce n’est pas quelques gouttes de pluie (même s’il y a un certain danger avec les centaines de watts utilisés pour la sono) qui vont arrêter un Fugain très en forme, comme nous avons pu le photographier lors de la répétition.

Soleil, quelques nuages, pas de pluie pour le « 15 août »




Le mardi matin était consacré, comme de coutume, aux manifestations religieuses de la fête et la messe et la procession se sont déroulés sous un ciel particulièrement clément.
Par ailleurs, dès 14 h, la foule était déjà très présente et compacte pour le « baptême civil » du nouveau géant « L’évêque saint Lambert » qui peu après prenait place dans le cortège aux côtés de nos géants traditionnels Tchantchès Nanèsse et Charlemagne.


C’est à André Gilles, le député permanent en charge entre autres des « Grand événements de la Province » qu’est revenu l’insigne honneur de baptiser le nouveau géant – 4,5 mètres, 45 kg, fabriqué dans les ateliers de la Régie des bâtiments de la Province, dans le cadre de l’opération « De saint Lambert…au Pays de liège ». Le nouveau géant a ensuite été dévoilé par André Gilles entouré de Paul-Emile Mottard et du bourgmestre Willy Demeyer.


Après cela, Tchantchès a reçu son 365ème costume, celui de la Confrérie de la Gaufre Liégeoise « La Strème », qui en réalité veut dire « étrennes » en wallon, parce que c’était et ce l’est toujours d’ailleurs chez certains vrais Liégeois, d’offrir des gaufres le jour de l’an.


En remontant la rue Méan où le cortège se forme, nous avons découvert quelques groupes nouveaux et notamment celui de la « Société carnavalesque 1927 de Hergenrath » et son char « les Mousquetaires ».


Nous avons vu comment le groupe « Silvestar » de Remersdael avec son char « Les clowns magiques » se mettaient en train pour assurer l’ambiance…


Un peu plus loin, li « Confrèrèye des Peûres di Sint-R’Mèy », avec son « Grand Maîsse » Paul Bolland (le gouverneur honoraire), ses honorés membres et son char avec sa poire, conçu pour le 20ème anniversaire de la confrérie, sont fin prêts pour le cortège. Ils sont accompagnés de l’Harmonie Royale « Le Progrès » de Wandre.


Et ça y est. Le cortège a démarré. Dans la rue Puits-en-Sock noire de monde, le nouveau géant accompagné de Nanèsse, peine à se frayer un chemin. Devant, deux photographes officiels, de la Province et de la Ville, vont suivre très professionnellement la fête…


Même aux fenêtres, les spectateurs et spectatrices sont ravis et envoient des baisers à tout va…


Protocole oblige, c’est dans une vénérable et rutilante calèche que les édiles de la République Libre d’Outremeuse, son président Pierre Pairoux, son président honoraire Léon Mormont, son ministre plénipotentiaire et ambassadeur Robert Florkin et cette année, en invité, le ministre président de la région Germanophone (parce qu’il y a plusieurs groupes du côté germanophone de notre province) Karl-Heinz Lamberts.


Suivent ensuite les officiels et l’on reconnaîtra en première ligne et très souriant, de gauche à droite, le député permanent André Gilles, le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, le député permanent (Culture) Paul-Emile Mottard et le bourgmestre de Liège (avec son écharpe mayorale portée d’une nouvelle manière, il parait que c’est ainsi maintenant) Willy Demeyer.


Et comme chaque année, c’est la rutilante et très professionnelle formation musicale des « Cadets de la Marine » qui ouvre la marche musicale…


Le géant saint Lambert a un rival. En effet, les « Chevaliers d’Emines » sont venus avec le géant « Lambert » de la Confrérie des Soçons des Try des Gotes d’Emènes. Ces joyeux ruraux de la Hesbaye namuroise ont l’habitude de rehausser leurs festivités avec la « Gote des Try des Gotes » et avec l’Eminoise, une bière de haute fermentation à la goutte de prune…Et quand Lambert rencontre saint Lambert…












Ici, ce sont les « Amis de Lorette » qui animent la ducasse de Lorette (faubourg de Bruxelles) et accompagnés par la Fanfare d’Irchonwelz, présente à la ducasse d’Ath depuis 1903 qui dévoile son sympathique géant « Coupi », qui est fait un goupil, un renard bien sympathique. A l’arrière plan on voit aussi un autre géant qui nous vient de la région d’Ath également : « Désiré le potier ».


Ils virevoltent et dansent dans tous les sens les membres de la Commune Libre de Saint-Pholien des Prés avec ses farces vives, sa fanfare « Lès Mousses-è-l’orèye » et ses « Marcatchous ».


C’est à la sortie de la Chaussée des Prés, juste devant le podium qu’on peut afin voire nos quatre géants de face. C’est qu’ils ont fier allume nos saint Lambert, Tchantchès, Nanèsse et Charlemagne.


Sur le podium officiel, on reconnaîtra notamment : l’abbé Achille Fortemps, José Happart en grande discussion avec Didier Reynders, Willy Demeyer et madame, Miguel Mévis, Jean-Pierre Grafé et Maggy Yerna.


Que peuvent bien se dire Willy Demeyer et sa charmante épouse Fabienne ? Ils ont l’air heureux, c’est le principal…


Les membres de la Société Royale de Tir Saint-Jean, Sainte-Appoline et Sainte-Barbe de Welkenraedt, impeccables devant la tribune d’honneur.


Willy Demeyer commandant la salve d’honneur tirée par le 1er Régiment des grenadiers à pied de la Vieille Garde Impériale de la Marche de la Madeleine de Jumet.


Paul Bolland, « Grand Maîsse » del « Confrèrèye des Peûres di Sint-R’Mèy » avant de découvrir le nouveau costume de Tchantchès, offert par la confrérie à l’occasion de son 20ème anniversaire, entonne, de belle manière, la chanson «Les peûres » qu’il a écrite sur l’air de «Sous les ponts de Paris… »


C’est avec son épouse que Paul Bolland découvre noss Tchantchès…


Ess-ti-bê ? Est-il beau ?


Awè ! Et Paul Bolland termine cette petite cérémonie bien sympathique, après que l’on eut entonné li « Tchant des Wallons », par une distribution d’alcool de poire aux invités…


Un nouveau « 15 août » qui se termine nettement mieux qu’il avait commencé. Mais dans les cœurs en tout cas, le soleil n’a jamais été absent. On attend avec impatience comment sera celui du 80ème anniversaire de la RLOM que l’on doit féliciter une fois de plus pour le courage d’avoir mis en place une telle organisation qui semble-t-il n’a connu aucun problème particulier.
Léon Mormont et Pierre Pairoux, profitant du passage du cortège devant la tribune, peuvent savourer un petit moment de répit. Ils l’ont bien mérité. Et encore merci messieurs pour la belle image que cette année encore, vous avez pu donner de notre belle Cité ardente et de son cœur encore bien palpitant qu’est la cité da Tchantchès « D’jus-D’La-Mouse ».





Gaston LECOCQ