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Reportage

Mis en ligne le 23/07/2006

Francofolies: valeur montante et valeur sure....


Samedi 22 juillet. 16h30, les 300 places assises du dôme Fortis, une des nouveautés des Francofolies 2006 sont remplies. Sur scène, un petit bout de future sacrée bonne femme : Charlotte Renoy.
Souvenez-vous, Charlotte, une sélectionnée de l’opération « Ça [balance pas mal] à Liège » remportait en 2005 le deuxième prix des « Franc’off ».
Et, depuis que nous l’avions entendue l’an dernier, Charlotte a drôlement progressé. Déjà, alors qu’elle vient à peine de fêter ses 20 ans, la jeune chanteuse liégeoise sait, par ses petits mots gentils, ses mimiques (elle a aussi une certaine expérience de la scène comme comédienne), capter son public. On sent chez elle une future professionnelle qui ne demande encore qu’à s’épanouir.
Auteur, compositeur et interprète Charlotte Renoy nous a fasciné samedi après-midi sur la scène dans le Parc des 7 heures.
Cette fois elle ne chantait plus pour gagner, parce qu’en fait, elle a déjà gagné un certain public à sa cause.
Ses chansons, les siennes ou celles écrites par André Borbé (son mentor et ami) ou encore par Marc Morgan, dénotent d’une personnalité engagée malgré son air d’enfant doux et rebelle à la fois.

Nous avons été apostrophés par son « Allez debout », émus par « Je reviens » un bel hommage à Jo Dassin et à sa « Marie-Jeanne » et enthousiasmés par « Liège », cette chanson fétiche par laquelle Charlotte n’a pas honte (que du contraire) de crier haut et fort son attachement pour la Cité ardente.
Une excellente fin de journée sous le dôme Fortis où, comme pour le récital d’Anaïs H. en début de festival, nous avons pu constater que la sono était excellente. C’est à signaler étant donné que l’an dernier, notamment dans le Parc des 7 heures, nous avions quelque peu pesté contre cette sono qui donnait tout à la musique et rien aux paroles…ce qui était évidemment un comble pour un festival de chansons…
Pour en revenir à Charlotte Renoy sachez que son prochain concert aura lieu le 4 août à 20h sur l’Espace Tivoli à Liège, dans le cadre de « Liège sur sable ». D’autres sont programmés le 24 septembre à Uccle, dans le cadre du « Rallye de la Chanson française », le 21 octobre au Centre Culturel de Chênée et enfin le 19 janvier 2007 au Centre culturel d’Ans. Des occasions à ne pas manquer afin de découvrir une véritable artiste et de chez nous, ce qui ne gâte rien.

Un Julien Clerc comme on l’attendait

En deuxième partie du programme prévu sur la scène Pierre Rapsat, on a eu droit à un Julien Clerc comme des centaines de spectateurs l’attendaient.

Des jeunes séduits par son dernier CD (Double enfance, sorti l’an dernier) et des inconditionnels qui le connaissent, l’aime et le suive depuis ses débuts fin des années 60. C’est dire s’il y en avait de tous les âges. Une grand-mère de 70 ans nous disait : « Pour rien au monde je n’aurai raté ce rendez-vous. C’est une partie de ma jeunesse. J’ai toujours aimé Julien Clerc et ce qu’il continue à faire aujourd’hui, c’est extraordinaire, malgré ses 60 ans… »
Pour être juste, Julien Clerc deviendra sexagénaire en octobre de l’an prochain, mais cela n’enlève en rien son mérite. Quel artiste, quel interprète et quel talent.
D’entrée de jeu, il aura des paroles de reconnaissance pour Etienne Roda Gil, un de ses paroliers fétiches (La Californie, Ce n’est rien, Utile, This Mélody) dont il interprétera, comme si c’était hier les chansons.

Sur scène, on a eu droit à un Julien qui était vraiment venu pour s’éclater. Le plaisir qu’il a pris a chanter était évident et non feint…Tellement évident son bonheur que le public s’y est vite accroché, voire fondu en une espèce de symbiose fantastique notamment lors de chansons comme « Une vie de rien » de Carla Bruni ou encore lorsqu’il a chanté « Double enfance » « Ce n’est rien », sans oublier « Melissa » ou le génial «Femme je vous aime ».
Sans oublier évidemment les titres comme « Quel jeu elle joue ? » ou encore « Rester » et la profonde « Place Clichy »
Julien Clerc, sobre dans un jeu de scène correspondant parfaitement à son répertoire, excellent pianiste quand il le fallait, a aussi réanimé quelques mémoires avec « Laissons entrer le soleil » (extrait de Hair, 1969) ou avec « La Californie » sans oublier « Elle voulait qu’on l’appelle Venise… ».
Cela fait plaisir de voir un artiste prendre plaisir en faisant plaisir à son public, en ne le décevant pas qu’il faut le signaler.
Samedi soir, Julien Clerc qui devrait être à Liège en septembre pour l’inauguration de la partie « spectacle » du « Country Hall du Pays de Liège » a, comme on dit, mis le feu à la place Pierre Rapsat. Un véritable cadeau…
Et quand on a les oreilles remplies de tellement bonnes choses, il est difficile de suivre, même si c’est très bon aussi, mais nettement plus intime, un autre spectacle comme par exemple celui de Marc Lavoine.
Mais bon, il n’était peut-être pas possible de le programmer à un autre moment.

Autres photos du concert de Charlotte Renoy


Les 300 places étaient remplies


Charlotte, l'air de rien est très concentrée


Au milieu des spectateurs, le député permanent Paul-Emile Mottard, à qui l'on doit « Ça [balance pas mal] à Liège » est très attentif.


Elle sait aussi être mutine...



























Moments forts du récital de Julien Clerc




























Gaston LECOCQ