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Théâtre

Mis en ligne le 12/07/2006

Marie Ruggeri, la « Vagabonde »


Quelle grande petite bonne femme cette Marie là ! A elle toute seule (avec la complicité musicale avec un grand M de Christian Belhomme) elle nous a fait rire et quelques fois frissonner d’émotion, sourire aussi mais nous a toujours donné un grand moment de plaisir. Mais en fait, ce plaisir, on le sentait, on le vivait, on le voyait qui s’écoulait de tout son être. Plaisir communicatif de ses pantomimes, de ses cabrioles et pas de danse, de ses acrobaties mais aussi et surtout plaisir de cette voix pouvant tout faire : rire, murmurer, triller et aussi yodler…
Marie Ruggeri s’était faite pour un soir (c’était mardi dans la salle des Blancs Moussis) aux « VTS Vacances Théâtre de Stavelot » la « Vagabonde » de ses souvenirs, de ses illusions, de ses amours, de ses rêves, de ses espoirs, de ses coups de gueule et de cœur…et ce qu’elle appelle les petits riens de l’existence.

Pendant 120 minutes qui ont filé trop vite comme toujours quand c’est trop bon, Marie Ruggeri, avec ses bagages, ses malles gigognes, ses lettres et ses photos de jeunesse, nous a entraîné dans un voyage musical extraordinaire (et le mot est juste ce qu’il faut).
La présentation du spectacle nous avait annoncé : « des textes et chansons, tous de petits joyaux peu connus ou délaissés d’auteurs de renom, d’incroyables poètes embarqué pour une joyeuse traversée ». Mais c’était finalement bien plus que tout ça.
A sa manière – dans le milieu musical pointu on aurait dit qu’elle a revisité – Marie Ruggeri nous fait découvrir ou redécouvrir ( sur une musique tout aussi originale de son complice Christian Belhomme) autre autres, des textes et des chansons de Henri-Georges Clouzot (Jeu de massacre) ; de Marie Dubas (Je n’ais pas…) ; Michel Elmer (Le Zouave du Pont de l’Alma) ; Pierre Dac (avec la Tyrolienne haineuse) etc… sans oublier le « Petit homme qui vit d’espoir » de Boby Lapointe ou encore « Les Nains » de Jean Lenoir, « La P’ite Bill » d’Alain Souchon et la « Lettre » de Gainsbourg et le « J’veux pas que tu t’en ailles » de Michel Jonasz.

Elle fut simplement magnifique dans « la Clownesse » un extrait de la nuit du Cirque d’Olivier Py et sublime dans « les Clowns » son final de Gianni Esposito.
A elle toute seule, Marie Ruggeri nous a fait vivre une soirée qui est tour à tour passée du style « Cabaret » (un peu Bob Fosse), à la comédie musicale et au cirque genre Fellini.
A mettre en exergue, parce que c’est de plus en plus rare dans des spectacles de chanson : la qualité de la technique sonore qui a permis non seulement d’écouter et de comprendre toutes les paroles des chanson mais également de jouir de l’excellent accompagnement de Christian Belhomme.

Lorsque, et c’est ce qu’on vous souhaite, vous verrez Marie Ruggeri à l’affiche, n’hésitez surtout pas. Elle vaut plus qu’un détour…ce n’est que du bonheur et au diable la morosité.






Avec « Vagabonde » qui était aussi le titre du spectacle proposé mardi soir par les VTS, notre ami Paul Deranne a, une fois de plus, montré qu’il savait dénicher la perle rare. Autant le savoir, il est aussi le directeur du Théâtre Royal de l’Etuve…

Par ailleurs, si vous souhaitez en savoir d’avantage sur Marie Ruggeri, qui est loin d’être une débutante, nous vous conseillons de visiter son site Internet : http://marieruggeri.free.fr. Vous verrez que l’on ne vous raconte pas d’histoire sur la personnalité de cette toute grande petite dame.

Les photos (Proxi-Liège G.Lecoq) : Marie Ruggeri durant le spectacle





Gaston LECOCQ