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Economie

Mis en ligne le 02/07/2006

Une année 2005 très dense pour la SPI +, sous le signe du « Plan Marshall »

Julien Mestrez (PS) , président de la SPI+, Pierre-Yves Jeholet (MR) , vice-président, et Françoise Lejeune (PS), Directrice générale adjointe, ont présenté le mardi 27 juin dernier, le rapport d'activités 2005 de l'intercommunale de développement économique de la Province Liège.
Dans un contexte wallon en évolution lié à la mise en rouvre du Plan Marshall, la SPI+ présente à ses actionnaires, la Province de Liège et 83 de ses 84 communes, un bilan 2005 résolument positif, tant au niveau des activités et des réalisations que des finances (un léger boni de 551.000 €, sensiblement équivalent à 2004).
Résumer en deux heures l'activité d'une année tient de la gageure. Dès lors, les représentants de la SPI+ ont souhaité mettre l'accent sur trois thèmes en particulier : le manque de terrains disponibles, les très nombreux partenariats noués et la collaboration avec le GRE Liège en matière d'animation économique, en lien avec le Plan Marshall.

La rareté des terrains pour les entreprises

«Les ventes de terrains pour l'activité économique, tant en superficie qu'en recettes, ont connu une baisse significative (38 ha en 2005, contre 49 ha en 2004) due, pour partie, à la saturation de très nombreux parcs. En effet, en mars 2006, 96 entreprises étaient en attente d'un terrain ; leurs demandes portaient sur 27, 7,75 ha », explique Julien Mestrez.
Le taux d'occupation des parcs d'activités économiques en province de Liège grimpe chaque année, pour atteindre 85,3% fin 2005 (93,7% pour l'arrondissement de Liège, 80,5 % pour Verviers et 74,1% pour Huy-Waremme). Quelques 400 ha restent disponibles (78 ha pour Liège, 139 ha pour Verviers et 177 ha pour Huy-Waremme).
«La SPI+ est confrontée, comme ses sept consoeurs de «Wallonie-développement», à un contexte plus complexe administrativement et plus sévère au niveau des normes environnementales. Dans ce cadre inconfortable, la SPI+ s'est montrée très imaginative et active pour trouver et mettre en œuvre des alternatives», poursuit le président.
Elle a d'abord œuvré, avec le Gouvernement wallon, à l'avancement du Plan prioritaire. La SPI+ a ainsi entamé des Cahiers des charges urbanistiques et environnementales (CCUE) pour la mise en œuvre de nombreuses zones.
Les CCUE de Bierset (240 ha) et de Kaiserbaracke (31 ha) ont reçu l'approbation du Gouvernement wallon en 2005, ceux de St-Vith (33 ha), Eupen-Baelen-Lontzen-Welkenraedt (127 ha), Hannut (24 ha) et Geer (25 ha), début 2006. Soumagne (20 ha) et Sprimont (23 ha) devraient suivre rapidement.
«Reste que, six ans après le lancement de la procédure de révision des plans de secteurs, une seule des neuf zones SPI+ du Plan prioritaire est en cours de mise en oeuvre, ce qui montre bien la complexité des procédures. Deux zones (Hauts Sarts - 49 ha et Theux - 20 ha) font par ailleurs l'objet d'un recours au Conseil d'État», résume Julien Mestrez.
De plus, depuis de nombreuse années, dans un esprit d'usage parcimonieux du sol, la SPI+ limite les ventes au strict besoin des entreprises, rachète systématiquement les terrains non construits deux ans après leur vente et mobilise toujours davantage les friches au profit du, développement économique. « Ainsi, en partenariat avec la Ville de Verviers, nous avons listé et évalué 13 sites d'activités économiques désaffectés sur le territoire de la Ville en vue de redynamiser ces espaces urbains. En outre, en 2005, nous avons notamment travaillé avec la SORASI pour la réhabilitation du site de la Taillerie du Val Saint Lambert, du site EIB à Dison. L'étude et l'aménagement du site New Tubemeuse est terminée et 8 ha seront aménagés en zone d'activités économiques ».
Autre piste exploitée : installer les entreprises qui le peuvent en milieu urbanisé, selon la philosophie « Travailler en ville » et le concept de mini-zones. Les projets d'Espace entreprise dans le quartier « Vivegnis » à Liège (anciennes brasserie Haecht) et au Château Nagelmackers (Angleur), le projet d'extension du LIEGE Science Park ou encore le site Pieper (quartier Nord de Liège) illustrent cette démarche nouvelle.
Enfin, la SPI+ recherche des terrains hors zones industrielles au plan de secteur, principalement dans les zones d'habitat, surtout les zones d'aménagement communal concerté (ZACC) que les communes sont d'accord d'affecter au développement économique. Un parc d'activités économiques devrait ainsi voir le jour sur la ZACC de Strée (7,76 ha). L'extension de LIEGE Science Park sur le territoire de la Ville de Liège relève également d'une ZACC.

Les nombreux partenariats en animation économique

«Chacun est conscient que se serrer les coudes est la bonne manière de maximaliser les chances de reconversion. Pour la SPI+, c'est depuis plusieurs années un véritable credo», argumente Pierre-Yves Jeholet, vice-président de la SPI+, avant d'énumérer les nombreux partenariats noués en 2005 par la SPI+, dont certains ont été finalisés au début de 2006 :
- Avec le Port autonome de Liège (PAL) et le Port d'Anvers, création d'un Groupement d'Intérêt économique (GIE) pour collaborer efficacement au développement du projet Trilogiport.
- Liége Logistics Intermodal associe la SPI+ à Meusinvest et aux sociétés TRW et IFB pour doubler à terme la capacité de la plateforme multimodale située dans le parc Liege Logistics.
- Avec la SODIE, la SPI+ oeuvre à l'accueil et au suivi des investisseurs flamands. Quelques 20 dossiers initiés à la SPI+ ont été confiés à la SODIE. Deux projets de tables rondes à destination d'entreprises flamandes sont aussi à l'étude.
- Un partenariat semblable noué avec ARCELOR vise à profiter de l'expérience de la SPI+ en matière de recherche d'investisseurs étrangers et des réseaux d'Arcelor à l'étranger.
- Une convention lie la SPI+ à la SOWAER et la SLF pour trouver une formule d'aménagement des zones d'habitat en bordure de l'aéroport de Bierset reclassées en zones d'activités économiques.
- Pour l'extension de LIEGE Science Park sur le territoire de Seraing, les 50 ha de terrains cédés par la Ville ont été dépollués par la SPAQUE et vont être équipés par la SPI+ dans le cadre d’une convention avec la SPAQUE
- Avec la Province de Liège, la SAB et Invest Services (Meusinvest), la SPI+ a créé un secteur logistique qui va permettre des partenariats immobiliers avec des entreprises privées dans le but de disposer de bâtiments « prêts à l'emploi » pour les investisseurs potentiels du secteur logistique.
- La SPI+ s'est en outre affiliée à« Basse-Meuse Développement » qui regroupe les Communes de Herstal, Oupeye et Visé.

Le GRE- Liège et le Plan Marshall

Enfin, last but not least, le GRE-Liège et la SPI+ travaillent main dans la main pour assurer la coordination de l'animation économique en province de Liège dans le cadre du Plan Marshall. La SPI+ joue un rôle de conseil en création ou développement d'entreprise, individuellement ou en groupe. Elle évolue au coeur des réseaux locaux, régionaux, eurégionaux et européens d'expertise en cette matière. Cette position et cette expérience en font le partenaire privilégié et naturel du GRE-Liège appelé à devenir la structure locale de coordination en vue du redéploiement économique de la province de Liège dans le cadre du Plan Marshall. Cette dynamique de rationalisation des opérateurs en est à la phase de réflexion.
Deux des axes prioritaires du Plan Marshall concernent directement la SPI+ : la création de pôles de compétitivité et la stimulation de la création d'activités.
Si la SPI+ ne peut prétendre à participer directement à un pôle de compétitivité, contrairement à l'Université, les entreprises ou les centres de recherche, elle peut en revanche orienter ses actions et adapter ses produits et services pour, en priorité, favoriser ces domaines.
Ainsi, dans les sciences du vivant, l'agroalimentaire, l'emballage, le transport et la logistique ou encore l'aéronautique et le spatial, elle peut développer des infrastructures spécifiques comme LIEGE Science Park ou animer des clusters en lien avec des pôles de compétitivité (biotechnologies, cluster nutrition, Pack'in Liège, pôle logistique, spatiopôle).
Le plan Marshall prévoit également d'organiser l'accueil des investisseurs étrangers sur base sectorielle en fonction de ces pôles. Le service relations entreprises étrangères de la SPI+ s'adaptera donc en conséquence. Des plaquettes d'information spécifiques sont déjà disponibles sur le site Internet www.liegeonline.be

La SPI+ gâte les entreprises, mais aussi ses clients publics, les 83 communes associées, bien sûr, mais aussi depuis peu les collectivités et intercommunales. L'expertise des montages créatifs et complexes se développe, la demande croît et les infrastructures se diversifient : sportives, touristiques, culturelles, logement, fabriques d'église, maisons d'accueil ou de repos, police, écoles. Quelques 84 projets sont actuellement en cours.
«L'an 2006 sera riche en actions, dans la continuité de 2005, mais aussi en réflexion, dans un contexte en constante évolution. Cette réflexion se traduira dans les nouveaux axes stratégiques de la SPI+ que les 105 collaborateurs, les administrateurs et les partenaires auront à coeur de concrétiser, sous la conduite de Françoise Lejeune, appelée à succéder à André Lacroix au poste de Directeur général au printemps 2007», conclut Julien Mestrez.





Ga. L.